
Trentième concours du prix réseau vision
Jean-Sébastien Joyal
Article:Ischemic neurons prevent vascular regeneration of neural tissue by secreting semaphorin 3A
Dr. Jean-Sébastien Joyal est intensiviste-pédiatre et un Ph.D. en pharmacologie. Après avoir complété son baccalauréat international au Collège du Monde Uni Lester B. Pearson en Colombie-Britannique, il obtient son diplôme de médecine de l’université McGill en 2000. Il complète ensuite sa formation en pédiatrie et sa sous-spécialité en soins intensifs pédiatriques à l’Hôpital Sainte-Justine. Tout en poursuivant sa formation clinique, il entreprend un Ph.D. en pharmacologie à l’université McGill sous la direction du Dr. Sylvain Chemtob. Dr. Joyal fut le récipiendaire de prestigieuses bourses de recherche, incluant le fellowship de recherche sur l’hémostase et le programme canadien de clinicienschercheurs en santé de l’enfant, une initiative de formation des IRSC. En 2010, il complète sa formation en soins intensifs pédiatriques cardiaques à l’hôpital Great Ormond Street de Londres. Dr. Joyal est présentement à Boston pour un postdoctorat sous la supervision du Dr. Lois Smith à Harvard Medical School. Ses travaux récents publiés dans le journal Blood (article de page couverture) explorent les interactions neurovasculaires contribuant à l’angiogénèse rétinienne dans un modèle de rétinopathie proliférative.
Nicholas Sitaras
Article:Ischemic neurons prevent vascular regeneration of neural tissue by secreting semaphorin 3A
Nicholas Sitaras obtient son baccalauréat en biochimie (honor) de l’Université Concordia pour ensuite entreprendre en 2009 une maîtrise en Pharmacologie à l’Université de Montréal, sous la supervision du Dr. Sylvain Chemtob. Nicholas vient d’effectuer un passage direct au Ph.D. sous la co‐supervision du Dr. Chemtob et du Dr. Mike Sapieha. Ses travaux récents publiés dans le journal Blood (article de page couverture) explorent l’importance des mécanismes de répulsion vasculaire dans le développement des rétinopathies prolifératives et décrit l’importance du facteur de guidance neuronal Semaphorin 3A. Nicholas est le récipiendaire de nombreuses bourses de recherches incluant le prestigieux prix Frederick Banting and Charles Best des IRSC (maîtrise). Ses travaux furent soutenus par la Fondation des étoiles du CHU Sainte‐Justine, ainsi qu’un prix pour le passage direct de la maîtrise au PhD de la Faculté des études supérieures et postdoctorale de l’Université de Montréal. Nicholas est également le récipiendaire d uprixdo ctoral du Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ). Nicholas est présentement candidat au PhD à l’Université de Montréal dans les départements de pharmacologie et ophtalmologie à l’Hôpital Maisonneuve‐ Rosemont. Il étudie les propriétés angiogéniques de certains agonistes peptidiques dans la rétine et leur rôle dans les rétinopathies prolifératives.
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Vingt-neuvième concours du prix réseau vision
Valentina Vucea
Article:Blood oxygenation measurements by multichannel reflectometry on the venous and arterial structures of the retina
Détentrice d’une maîtrise en physique de l’Université de Craiova, en Roumanie, je suis venue m’installer au Québec en 2002 pour y poursuivre mes études à l’Université de Montréal. Ici, j’ai fait connaissance du professeur Vasile Diaconu, et j’ai commencé une maîtrise en 2004 dans son laboratoire à l’École d’Optométrie. C’est durant ma maitrise que je me suis intéressé aux méthodes de détermination d’oxygénation sanguines à partir de mesures de spectroréflectométrie dans l’oeil. J’ai continué à travailler activement dans cette thématique lors de mon doctorat en génie biomédical, sous la supervision du monsieur Vasile Diaconu, professeur à l’Institut de Génie Biomédical de l’Université de Montréal. À l’aide de mes connaissances acquises et de l’expertise de mon directeur de recherche, j’ai pu allier la physique et l’ophtalmologie dans le cadre de ma thèse doctorale traitant la spectroréflectométrie de l’oeil, méthode de mesure non invasive et en continu de l’oxygénation sanguine. Pendant mes études de deuxième et troisième cycle, j’ai obtenu des bourses d’excellence et d’étude, de l’École d’Optométrie et de la Faculté de Médicine de l’Université de Montréal, aussi qu’une bourse de doctorat en recherche de FQRNT (Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies), pour deux années consécutives. En 2009, j’ai remporté le prix d’excellence pour ma présentation orale lors de la 15ème réunion annuelle du réseau FRSQ de recherche en santé de la vision, et en 2010, le prix d’excellence pour ma présentation par affiche lors de la Journée scientifique du Groupe de Recherche en Sciences de la Vision. Également, je suis l’auteure d’une vingtaine de présentations institutionnelles, nationales et internationales et de deux publications dont un article récent paru dans la très prestigieuse revue “Applied Optics”.
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Vingt-huitième concours du prix réseau vision
Allison Dorfman
Article:Immunohistochemical evidence of synaptic retraction, cytoarchitectural remodelling and cell death in the inner retina of the rat model of OIR.
Après avoir complété un baccalauréat à l’Univérsité McGill en physiologie et pharmacologie en 2000, je me suis inscrite au programme de doctorat en pharmacologie sous le co-surveillance des docteurs Chemtob et Lachapelle. Ma recherche est concentrée sur un modèle de rétinopathie du prématuré, qui est une maladie qui affecte les enfants de bas âge né prématurément, pouvant finalement mener à l’aveuglement. La rétinopathie induite par l’oxygène (RIO) chez le rat néonatal fournit un modèle pour la rétinopathie du prématuré et d'autres maladies qui sont caractérisées par l’angiogenèse anormale de la rétine. Afin de mieux comprendre la pathophysiologie de cette rétinopathie, j'ai effectué des études électrophysiologiques (des ERGs, PEVs, et des ERGs multifocaux), histologiques, immunohistochimiques et vasculaires chez les rats albinos et pigmentés après une exposition à des conditions hyperoxiques. Les résultats de ma première étude qui sont décrits dans cet article démontrent que le trolox C (un analogue hydrosoluble de la vitamine E), une fois administrées tout au long de la phase hyperoxique, peut empêcher, au moins en partie, des dommages rétiniens au niveau de la fonction et de la structure, évalués avec l'ERG et avec l'histologie, respectivement. Ces résultats suggèrent un rôle pour les radicaux libres, parmi d'autres facteurs, dans la création de la pathogenèse de la RIO. Les résultats obtenus avec le Trolox C ont mené à la présente étude où nous avons comparé le modèle de RIO chez le rat pigmenté Long Evans et le rat albinos Sprague Dawley pour déterminer si la mélanine, également connue pour agir en tant qu'antioxydant, joue un rôle dans la protection de la rétine contre la toxicité de l'oxygène. La sévérité de la RIO a été déterminée en examinant les vaisseaux sanguins rétiniens, en quantifiant les niveaux de protéines au moyen des techniques d’immunohistochimie et d’immunobuvardage protéique (Western Blot) pour déterminer les changements dans la régulation des facteurs neurotrophiques spécifiques (BDNF, CNTF et FGF-2), ainsi qu’en évaluant l’histologie et l’éléctrophysiologie. Nos résultats ont suggéré que les rats pigmentés présentent une forme bien plus grave de la RIO, avec de plus grandes conséquences vasculaires, structurelles et fonctionnelles au niveau de la rétine. Avec l’étude présente, nous avons utilisé des techniques immunohistochimiques (anti-synaptophysin, anti-PKC, anti-recoverin, anti-mGluR6, anti-bassoon et anti-calbindin) afin de déterminer le mécanisme de la rétraction synaptique. Nos résultats suggèrent que la mort cellulaire ainsi que la rétraction synaptique sont responsables de l’amincissement de l’OPL, et de plus, l’augmentation des cellules qui sont TUNEL + dans l’INL confirment que les cellules meurent, du moins en partie, par l’apoptose. Nos résultats proposent un mécanisme de mort cellulaire et de rétraction synaptique qui seraient à l’origine des séquelles fonctionnels de l’hypéroxie. En même temps que mes études graduées, j'ai travaillé à la clinique d'ERG de l'hôpital Montréal pour enfants de 2002-2008 (département de l'ophthalmologie) où je recevais des patients présentant des maladies telles que la retinite pigmentaire, l’héméralopie congénitale stationnaire et la dégénérance maculaire, entre autres. Les résultats de mes expériences en laboratoire et de mon travail en clinique ont été présentés à plusieurs conférences locales et internationales. De 1999-2000, on m’a donné l'occasion de poursuivre un projet de recherche pour l'accomplissement du programme mineur en pharmacologie et thérapeutique sous la surveillance des docteurs De Koninck et Ribeiro-Da-Silva. Cette recherche a été concentrée sur la caractérisation des cellules de Lamina I, un secteur impliqué dans le relais d'information nociceptive et thermoreceptive. Ce projet ainsi que ma première expérience de recherche (1996-1998) à l'hôpital général juif (dirigé par les docteurs Mitmaker et Black), où j’avais créé et organisé une banque de données de patients affectés par le cancer du côlon, de la tête et du cou, étaient tout instrumentales dans la réalisation de ma passion pour la recherche et de mon ardeur pour poursuivre un diplôme doctoral.
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Vingt-septième concours du prix réseau vision
Olivier Collignon
Article: Functional specialization for auditory–spatial processing in the occipital cortex of congenitally blind humans
Olivier Collignon a obtenu sa licence en psychologie clinique à l’Université de Liège (Belgique) en 2001. Il a ensuite réalisé une maîtrise en psychologie expérimentale et un doctorat en neurosciences à l’Université catholique de Louvain (Belgique). C’est durant son doctorat qu’il s’est intéressé aux phénomènes de la plasticité cérébrale chez la personne aveugle. Il a continué à travailler activement dans cette thématique lors du post-doctorat qu’il a réalisé sous la supervision du Prof. Franco Lepore au Centre de recherche en Neuropsychologie et Cognition (CERNEC) au Département de psychologie de l’Université de Montréal. L’objectif de ses recherches est d’investiguer si le cortex occipital des personnes non-voyantes maintient des propriétés fonctionnelles comparables à celles observées chez la personne voyante. Lors de récents travaux utilisant l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), il a ainsi pu démontrer que les régions occipitales dorsales, normalement considérées comme visuo-spatiales chez la personne voyante, maintiennent une préférence pour le traitement de l’information auditive spatiale chez la personne aveugle de naissance. Olivier effectue actuellement un second postdoctorat au centre de recherche du CHU Sainte-Justine durant lequel il s'intéresse au développement du traitement multisensoriel chez l'enfant et chez la personne autiste.
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Vingt-sixième concours du prix réseau vision
Caroline Jacques
Article: Long-Term Effects of Prenatal Omega-3 Fatty Acid Intake on Visual Function in School-Age Children
Détentrice d’une maîtrise en psychologie clinique de l’Université de Liège, en Belgique, Caroline Jacques est venue s’installer au Québec en 2006 pour y poursuivre des études de nutrition à l’Université de Montréal. Là-bas, elle fit la connaissance du Dr. Dave Saint-Amour, directeur du laboratoire d’électrophysiologie visuelle à l’hôpital Saint-Justine et aujourd’hui professeur à l’Université du Québec à Montréal. Ce dernier devint son directeur de recherche de même que le Dr. Émile Lévy, professeur titulaire au département de nutrition à l’Université de Montréal et directeur du laboratoire de lipidologie, métabolisme et nutrition à l’hôpital Saint-Justine. Avec l’aide de ces deux directeurs et leur expertise respective, Caroline a pu allier la (neuro) psychologie et la nutrition dans le carde de son mémoire de maîtrise traitant de l’effet des oméga-3 sur les fonctions visuelles. Elle obtint son diplôme de Maître ès nutrition en avril 2010 et prolongea son séjour dans le laboratoire du Dr. Saint-Amour grâce à une bourse d’excellence pour étudiants étrangers du FQRNT (Fonds québécois de la recherche sur la nature et les technologies). Il s’agit là d’un concours de bourses d’excellence lors duquel elle remporta la première place dans sa catégorie. Au cours de ses études en nutrition, Caroline a également obtenu, chaque année, une bourse d’excellence de son département mais aussi celle de la Fondation de l’hôpital Sainte-Justine pour deux années consécutives. En 2009, elle remporta de nombreux prix dont notamment deux prix d’excellence pour présentation par affiche : l’un au 47ème congrès international de l’ISCEV et le second lors de la 15ème réunion annuelle du réseau FRSQ de recherche en santé de la vision. Elle remporta également, la même année, un prix d’excellence pour son résumé de communication au Réseau de Recherche en Santé Environnementale. Elle est finalement l’auteure d’une vingtaine de présentations institutionnelles, nationales et internationales et de plusieurs publications dont un article récent paru dans la très prestigieuse revue “Journal of Pediatrics”.
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Vingt-cinquième concours du prix réseau vision
Matthieu Vanni
Article: Evaluation of receptive field size from higher harmonics in visuotopic mapping using continuous stimulation optical imaging.
Après un cursus à l’École Normale Supérieure (Paris), Matthieu Vanni s’est spécialisé dans le domaine des neurosciences à l’Université Pierre & Marie Curie (DEA, Paris 6). Très intéressé par les aspects qu’apportent les nouvelles technologies d’imagerie cérébrale, il a par la suite suivi une formation complémentaire en imagerie biomédicale à l’Institut de Formation d'Ingénieurs en Techniques Électroniques (DESS Imagerie Électronique). Cette formation double lui a permis d’occuper un poste d’assistant de recherche au Commissariat à l’Énergie Atomique en France où il a pu participer au développement d’un dispositif d’imagerie nucléaire pour la recherche animale actuellement commercialisé par la société Biospace Lab. Depuis 2004, il a débuté un PhD en Sciences Biomédicales à l’Université de Montréal pour travailler sur la quantification et l’étude du rôle des cartes corticales dans le système visuel (financé par le ministère des affaires étrangères du Canada et l’Université de Montréal). L’étude in vivo de l’organisation détaillée du cortex nécessite l’emploi de méthodes d’imagerie extrêmement résolutives sur de larges portions de cerveau que seule l’imagerie optique des signaux intrinsèques peut offrir. C’est pour cette raison qu’il a rejoint le laboratoire de Christian Casanova à l’École d’Optométrie qui possède une des plateformes de ce type les plus avancées du Canada (financements IRSC, CRSNG et NIH). Depuis 2006, il a également engagé une collaboration très étroite avec le laboratoire de Frédéric Lesage à l’École Polytechnique pour développer des projets en rapport avec l’élaboration de méthodes quantitatives en imagerie optique. Une de ces études à d’ailleurs été primée par le FRSQ l’année dernière. L’article présenté ici, traite d’un autre des ces aspects développés lors de cette collaboration : Depuis les années 90, l’imagerie optique des signaux intrinsèques est la technique d’imagerie fonctionnelle qui a permis d’obtenir la meilleure résolution spatiale sur de large portion de cortex. Toutefois, son signal est majoritairement contaminé par la forte contribution des bruits vasculaires. De nombreuses stratégies ont donc été élaborées pour réduire cette participation, dont récemment une approche basée sur la présentation périodique des stimuli couplée à un enregistrement continu des images et une analyse spectrale de la réponse dans le temps (stimulation continue). Cette approche a permis d’augmenter de 10x le niveau de rapport signal / bruit mais n’a jusqu’ici jamais pris en
compte la contribution du couplage neurovasculaire et ne s’est limité jusqu’ici qu’à une analyse à une seule harmonique ce qui a considérablement limité son emploi et la pertinence des mesures. Dans l’article présenté ici, un modèle à été élaboré afin d’évaluer le profil de la réponse neuronale en prenant en compte le couplage neurovasculaire et la
réponse mesurée à de multiples harmonique. Cette approche a permis d’évaluer la taille des champs récepteurs en se basant sur la largeur de la réponse optique au passage d’une barre. Ce nouveau paradigme d’évaluation de la carte des tailles de champs récepteurs pourra donc représenter un outil fondamental dans les études s’intéressant à l’impact de certaines pathologies dans l’intégration spatiale des neurones de la rétine et du cerveau telles que le glaucome.
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Patrice Voss
Article: Adaptation to sensory loss.
Patrice Voss a reçu son Doctorat en psychologie de l'Université de Montréal en 2009, effectué sous la supervision du Dr Franco Lepore. Il est actuellement chercheur postdoctoral à l'Université McGill, et travaille sous la supervision du Dr Robert Zatorre. Ses recherches ont pour but d'identifier, à l'aide de divers outils d'imagerie cérébrale (IRMf, DTI, VBM) et de plusieurs mesures comportementales (localisation sonore, discrimination de la hauteur tonale), les corrélats fonctionnels et anatomiques des habiletés auditives et tactiles supérieures généralement observées chez les personnes non-voyantes. Sa recherche actuelle vise également à mieux circonscrire l'impact de l'âge de la survenue de la cécité sur ces adaptations, tant au niveau cérébral qu'au niveau comportemental.
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Vingt-quatrième concours du prix réseau vision
Wassim Chatoo
Article: Bimodal modulation and continuous stimulation in optical imaging to map direction selectivity.
Wassim Chatoo, né en République Démocratique du Congo, est arrivé au Canada en
1999, où il a débuté des études collégiales en sciences pures. Après un baccalauréat en biologie à l’UQAM, il a entrepris des études post-graduées à l’Université de Montréal,
dans le laboratoire du Dr Gilbert Bernier à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Le Dr
Bernier est membre du Réseau Vision et est affilié au département d’ophtalmologie de
l’Université de Montréal. Mr Chatoo a commencé une maîtrise en 2004 avant d’effectuer
un passage direct au doctorat en 2006. Ses travaux lui ont permis de publier de nombreux
articles scientifiques dans des périodiques de renom. Son premier article publié en 2009
dans le périodique Journal of Neuroscience (facteur d’impact 7.48) a été sélectionné
parmi les 1000 articles les plus intéressants de l’année dans le monde en science (Faculty
of 1000 Biology). Cet article lui a valu une couverture médiatique dans différents
journaux internationaux ainsi que des entrevues radiophoniques (CBC, 98.5 Fm Dutrizac)
et télévisuels (le téléjournal de Radio-Canada). Il a aussi participé à d’autres travaux qui
ont fait l’objet de publications scientifiques, en tant que deuxième et troisième co-auteur
(Journal of Neuroscience en 2009 et 2010). Son article soumis au périodique Stem Cells
(facteur d’impact 7.74) vient d’être accepté pour publication le 31 mai dernier. D’autre
part, son troisième article où il est l’auteur principal est en révision dans le périodique
Antioxidants Redox Signaling (facteur d’impact 6.19).
Au cours de ses études doctorales, Mr Chatoo a gagné de nombreux prix pour ses
présentations orales ou par affiches lors des différentes journées scientifiques. Aussi, il était récipiendaire de la bourse d’excellence Suzanne Véronneau-Troutman durant ses études doctorales ; un prix remis au meilleur étudiant du département d’ophtalmologie. Il
a aussi reçu des bourses de recherche du Fond de recherche en ophtalmologie (FROUM)
lors de sa maîtrise et de son doctorat.
D’autre part, Mr Chatoo a participé à de nombreux congrès nationaux et internationaux,
telle que la troisième conférence canadienne en biologie du développement tenu à Mont-
Tremblant. Il a notamment assisté au congrès sur les cellules souches de l’ISSCR à
Barcelone en 2009, qui représente le plus important congrès international sur les cellules
souches dans le monde.
Mr Chatoo a été accepté récemment à l’Université Laval à Québec où il prévoit
entreprendre des études en médecine.
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Vingt-troisième concours du prix réseau vision
Matthieu Vanni
Article: Bimodal modulation and continuous stimulation in optical imaging to map direction selectivity.
Après un cursus à l’École Normale Supérieure (Paris), Matthieu Vanni s’est spécialisé dans le domaine des neurosciences à l’Université Pierre & Marie Curie (DEA, Paris 6). Très intéressé par les aspects qu’apportent les nouvelles technologies d’imagerie cérébrale, il a par la suite suivi une formation complémentaire en imagerie biomédicale à l’Institut de Formation d'Ingénieurs en Techniques Électroniques (DESS Imagerie Électronique). Cette formation double lui a permis d’occuper un poste d’assistant de recherche au Commissariat à l’Énergie Atomique en France où il a pu participer au développement d’un dispositif d’imagerie nucléaire pour la recherche animale actuellement commercialisé par la société Biospace Lab.
Depuis 2004, il a débuté un PhD en Sciences Biomédicales à l’Université de Montréal pour travailler sur la quantification et l’étude du rôle des cartes corticales dans le système visuel (financé par le ministère des affaires étrangères du Canada et l’Université de Montréal). L’étude in vivo de l’organisation détaillée du cortex nécessite l’emploi de méthodes d’imagerie extrêmement résolutives sur de larges portions de cerveau que seule l’imagerie optique des signaux intrinsèques peut offrir. C’est pour cette raison qu’il a rejoint le laboratoire de Christian Casanova à l’École d’Optométrie qui possède une des plateformes de ce type les plus avancées du Canada (financements IRSC, CRSNG et NIH). Depuis 2006, il a également engagé une collaboration très étroite avec le laboratoire de Frédéric Lesage à l’École Polytechnique pour développer des projets en rapport avec l’élaboration de méthodes quantitatives en imagerie optique. L’article présenté ici, traite d’un des aspects développés lors de cette collaboration :
La sélectivité pour la direction des mouvements est un paramètre très important en vision et certaines structures corticales sont organisées en carte pour cette propriété : c’est le cas de l’aire MT des primates ou du cortex visuel primaire des carnivores. L’emploi de l’imagerie optique peut permettre de révéler ces cartes de direction mais la réponse visuelle est 10000 à 100000 fois plus faible que le bruit vasculaire ce qui compromet le plus souvent l’évaluation dans des échelles de temps raisonnables (quelques heures). Dans cet article, publié dans Neuroimage, une nouvelle stratégie de stimulation et d’analyse basée sur l’analyse de Fourier a été développée et a permis d’augmenter de 10x le rapport signal sur bruit permettant des quantifications en quelques dizaines de minutes. Ceci représente un atout majeur lorsque la sélectivité du mouvement est évaluée dans les études impliquant des lésions réversibles (injection d’agents pharmacologiques ou inactivation par le froid) ou lorsque de nombreux paramètres sont mesurés (e.g. vitesse, cohérence, …).
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Vingt-deuxième concours du prix réseau vision
Jun II Kang
Article: Cholinergic pairing with visual activation results in long-term enhancement of visual evoked potentials.
Mon intérêt pour les sciences de la vision a commencé lorsque j’étudiais les travaux en rapport avec la mémoire visuelle pendant mon baccalauréat à l'université de Handong en Corée du sud. J'ai été émerveillé par les relations complexes qu’il pouvait exister entre le fonctionnement du cerveau et les diverses fonctions dans le comportement humain. C’est une des raisons qui m’a poussé à rejoindre le laboratoire du Dr. Elvire Vaucher à l'Université de Montréal pour y réaliser ma maitrise puis maintenant mon PhD en Sciences Neurologiques. L’environnement qu’elle m’a offert m’a permis d’étudier le rôle que joue l’acétylcholine (Ach) dans le traitement de l'information visuelle. L’ACh est un des neurotransmetteurs dans le cerveau classé en deux groupes (c'est-à-dire nicotinique et muscarinique; dépendamment à ses agoniste stimulant) et qui joue de nombreux rôles dans les fonctions cognitives telles que l'apprentissage ou l'attention. Ce qui m’a particulièrement intéressé était son effet à long terme pendant la plasticité dans le cortex visuel primaire.
L'article soumis est une étude où nous avons mesuré les potentiels évoqués visuels (PEV) dans l’aire V1 chez le rat adulte durant l’injection d’un agoniste de l’Ach, le Carbachol (CCh). Nous avons démontré qu'une injection unique de CCh provoquait une augmentation des PEV quand elle était jumelée avec une stimulation visuelle. Nous avons également prouvé qu'une stimulation électrique des noyaux cholinergiques (i.e. bande-diagonal horizontale de Broca) provoquait elle aussi une augmentation des PEV. Bien que les deux effets durent pendant plusieurs heures, une pré-injection d'antagonistes nicotinique et muscarinique a suffi à empêcher cette augmentation. Ces résultats montrent que l’augmentation des réponses corticale induit par l’agent cholinergique implique le mécanisme au niveau pré-synaptique aussi bien qu’au niveau post-synaptique. De plus, nous avons découvert que l'inhibition des récepteurs NMDA supprimait l'effet induit par le CCh ce qui indique que les mécanismes sous-jacents sont similaires à ceux de la potentialisation à long terme (LTP), mécanisme qui pourrait se produire pendant la formation de mémoire.
En conclusion, nos résultats prouvent que la libération d'ACh pendant le traitement de l'information visuelle peut induire une augmentation à long terme des capacités de traitement de l’information visuelle et que cette augmentation peut être lié aux fonctions cognitives telles que l'apprentissage et la mémoire.
Future étude sera d'examiner l'effet du système cholinergique durant la restauration de la vision. Je suis maintenant en train d’analyser au niveau comportemental l'effet de la libération de l'ACh dans le V1 des rats dans une piscine. Je vais également observer son influence lors de la restauration de la réponse corticale dans le V1 des rats après avoir induit une lésion à la rétine par le laser (collaboration avec Dr. Levin : hôpital Maisonneuve-Rosemont).
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Vingt-et-unième concours du prix réseau vision
Mylène Pouliot
Article: Quantitative and regional measurement of retinal blood flow in rats using N-isopropyl-p-[14C]-iodoamphetamine ([14C]-IMP).
Après avoir complété un baccalauréat en pharmacologie à l’Université de Sherbrooke en 2006, j’ai débuté une maîtrise en physiologie à l’Université de Montréal sous la codirection du Dr Elvire Vaucher de l’École d’Optométrie et du Dr Réjean Couture du département de physiologie. J’ai effectué un passage accéléré et je suis présentement étudiante au doctorat depuis près de 2 ans. Au début de ma maîtrise, j’ai été récipiendaire de la bourse de soutien au recrutement d’étudiants offerte par le Réseau Vision. Entre 2007 et 2009, j’ai reçu deux bourses d’excellence de la faculté des études supérieures et une bourse de la fondation canadienne "Foundation Fighting Blindness".
Mon projet de recherche au doctorat porte sur l’étude des altérations vasculaires de la rétine qui contribuent à une mauvaise régulation du débit sanguin rétinien dans la rétinopathie diabétique. Pour évaluer le débit sanguin rétinien, nous avons développé au laboratoire une technique autoradiographique qui nous permet d’obtenir des valeurs à la fois quantitatives (pour comparer différents groupes d’animaux) et régionales (pour évaluer le débit sanguin sur toute la surface de la rétine). Une mesure quantitative et régionale du débit sanguin est nécessaire pour évaluer les mécanismes de régulation de la circulation oculaire en conditions pathologiques étant donné que la plupart des maladies rétiniennes, comme la rétinopathie diabétique, sont caractérisées par des changements de la microcirculation. L’article soumis pour le concours du Réseau Vision présente donc une nouvelle technique de mesure de la perfusion rétinienne chez le rat et sa capacité à détecter les changements régionaux de débit sanguin dans la rétine. La méthode consiste à l’injection intraveineuse de [14C]-IMP chez le rat éveillé, un traceur radioactif qui est couramment utilisé pour la mesure du débit sanguin cérébral. Le traceur lipophile diffuse dans la rétine de façon directement proportionnelle au débit sanguin. Il possède une faible diffusion post-mortem ce qui empêche la contamination du débit sanguin rétinien par la circulation choroïdienne. Ainsi, le débit sanguin local peut être évalué sur des rétines entières par autoradiographie quantitative. Dans cette étude, la technique utilisant le traceur [14C]-IMP a été validée en provoquant une augmentation de débit sanguin rétinien chez le rat avec une hypercapnie. Les résultats ont montré que la technique est assez sensible pour détecter les variations de débit sanguin rétinien à deux niveaux différents d’hypercapnie et qu’elle permet de mesurer le débit sanguin autant en périphérie qu’au centre de la rétine. Cette technique est un outil efficace qui pourra donc être utilisé afin de mesurer les changements de débit sanguin rétinien dans des modèles animaux de maladies oculaires comme la rétinopathie diabétique ou encore d’évaluer l’action de traitements pharmacologiques. Pour la suite de mon doctorat, j’utilise cette technique pour évaluer les altérations de la perfusion rétinienne chez le rat diabétique et l’effet de traitements qui bloquent l’action des kinines, des peptides vasoactifs impliqués dans les mécanismes inflammatoires et les altérations vasculaires de la rétine dans le diabète.
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Vingtième concours du prix réseau vision
Allison L. Dorfman
Article: Functional and Structural Changes Resulting From Strain Differences in the Rat Model of Oxygen-Induced Retinopathy.
Après avoir complété un baccalauréat à l’Univérsité McGill en physiologie et pharmacologie en 2000, je me suis inscrite au programme de doctorat en pharmacologie sous le co-surveillance des docteurs Chemtob et Lachapelle. Ma recherche est concentrée sur un modèle de rétinopathie du prématuré, qui est une maladie qui affecte les enfants de bas âge né prématurément, pouvant finalement mener à l’aveuglement.
La rétinopathie induite par l’oxygène (RIO) chez le rat néonatal fournit un modèle pour la rétinopathie du prématuré et d'autres maladies qui sont caractérisées par l’angiogenèse anormale de la rétine. Afin de mieux comprendre la pathophysiologie de cette rétinopathie, j'ai effectué des études électrophysiologiques (des ERGs, PEVs, et des ERGs multifocaux), histologiques, immunohistochimiques et vasculaires chez les rats albinos et pigmentés après une exposition à des conditions hyperoxiques. Les résultats de ma première étude qui sont décrits dans cet article démontrent que le trolox C (un analogue hydrosoluble de la vitamine E), une fois administrées tout au long de la phase hyperoxique, peut empêcher, au moins en partie, des dommages rétiniens au niveau de la fonction et de la structure, évalués avec l'ERG et avec l'histologie, respectivement. Ces résultats suggèrent un rôle pour les radicaux libres, parmi d'autres facteurs, dans la création de la pathogenèse de la RIO.
Les résultats obtenus avec le Trolox C ont mené à la présente étude où nous avons comparé le modèle de RIO chez le rat pigmenté Long Evans et le rat albinos Sprague Dawley pour déterminer si la mélanine, également connue pour agir en tant qu'antioxydant, joue un rôle dans la protection de la rétine contre la toxicité de l'oxygène. La sévérité de la RIO a été déterminée en examinant les vaisseaux sanguins rétiniens, en quantifiant les niveaux de protéines au moyen des techniques d’immunohistochimie et d’immunobuvardage protéique (Western Blot) pour déterminer les changements dans la régulation des facteurs neurotrophiques spécifiques (BDNF, CNTF et FGF-2), ainsi qu’en évaluant l’histologie et l’éléctrophysiologie. Nos résultats ont suggéré que les rats pigmentés présentent une forme bien plus grave de la RIO, avec de plus grandes conséquences vasculaires, structurelles et fonctionnelles au niveau de la rétine. Dans la troisième étude, nous avons utilisé des techniques immunohistochimiques (anti-synaptophysin, anti-PKC, anti-recoverin, anti-mGluR6, anti-bassoon et anti-calbindin) afin de déterminer le mécanisme de la rétraction synaptique.
En même temps que mes études graduées, j'ai travaillé à la clinique d'ERG de l'hôpital Montréal pour enfants depuis 2002 (département de l'ophthalmologie) où je recevais des patients présentant des maladies telles que la retinite pigmentaire, l’héméralopie congénitale stationnaire et la dégénérance maculaire, entre autres. Les résultats de mes expériences en laboratoire et de mon travail en clinique ont été présentés à plusieurs conférences locales et internationales. De 1999-2000, on m’a donné l'occasion de poursuivre un projet de recherche pour l'accomplissement du programme mineur en pharmacologie et thérapeutique sous la surveillance des docteurs De Koninck et Ribeiro-Da-Silva.
Cette recherche a été concentrée sur la caractérisation des cellules de Lamina I, un secteur impliqué dans le relais d'information nociceptive et thermoreceptive. Ce projet ainsi que ma première expérience de recherche (1996-1998) à l'hôpital général juif (dirigé par les docteurs Mitmaker et Black), où j’avais créé et organisé une banque de données de patients affectés par le cancer du côlon, de la tête et du cou, étaient tout instrumentales dans la réalisation de ma passion pour la recherche et de mon ardeur pour poursuivre un diplôme doctoral.
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Dix-neuvième
concours du prix réseau vision
Frédéric Lebrun-Julien
Article: Inhibition of p75NTR in glia potentiates TrkA-mediated survival of injured retinal ganglion cells.
J ’ai commencé mes études en science à l’Université de Sherbrooke au baccalauréat en Biotechnologie. Ensuite, j’ai joint le laboratoire du Dr. Adriana Di Polo à l’Université de Montréal dans le Département de Pathologie et Biologie Cellulaire pour poursuivre mes études graduées. Suite à un passage direct, je suis présentement au doctorat. Le but de mon projet de thèse est de déterminer le rôle spécifique des deux récepteurs du facteur de croissance neural (NGF) dans la rétine adulte: le récepteur TrkA et le récepteur p75NTR. De plus, ces deux récepteurs se retrouvant dans des populations cellulaires différentes, les cellules gliales de Müller (p75NTR) et les cellules ganglionnaires (TrkA), je m’intéresse à l’interaction neuron-glie suite à une blessure causée par lésion du nerf optique ou l'excitotoxicité au NMDA.
L’article soumis pour le concours est une étude où nous avons utilisé de nouvelles molécules peptidomimétiques (agonistes ou antagonistes) avec une activité spécifique pour les récepteurs TrkA et p75NTR afin de déterminer le rôle de chacun des récepteurs sur la survie des cellules ganglionnaires (CGRs) axotomisées. Nous avons montré que l’activation spécifique du récepteur TrkA induit une forte neuroprotection des CGRs axotomixées, alors que l’administration intraoculaire du NGF n’induit pas de survie. Étonnamment, l’injection d’un antagoniste du récepteur p75NTR des cellules de Müller induit à lui seul la survie des CGRs après l’axotomie. Les CGRs de souris knock-out pour le récepteur p75NTR démontrent également une résistance suite à la transsection du nerf optique. En résumé, nos données démontrent l’effet neuroprotecteur de nouveaux composés peptidomimétiques des neurotrophines dans la rétine et suggère que les cellules de Müller sont impliquées dans la régulation de la mort des CGRs via un mécanisme dépendant du récepteur p75NTR.
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Dix-huitième
concours du prix réseau vision
Madeleine Fortin
Article: Wayfinding in the blind: larger hippocampal volume and supranormal spatial navigation, publié dans Brain.
En 2003, j’ai complété un baccalauréat en psychologie à l’Université de Montréal. Dans le cadre d’une thèse d’honneur, je me suis jointe à l’équipe du laboratoire du Dr Franco Lepore et j’ai commencé à m’intéresser à la plasticité cérébrale chez les personnes aveugles. J’ai notamment collaboré à un projet de recherche s’intéressant aux capacités de localisation auditive et de perception de la distance chez les personnes non-voyantes en comparaison à celles de personnes voyantes. Les résultats de cette étude, publiés dans Current Biology, montrent pour la première fois que même les personnes ayant perdu la vue tardivement développent des habiletés spatiales auditives supérieures à celles des voyants, ce qui suggère qu’une compensation sensorielle significative puisse survenir chez l’adulte. L’originalité, la qualité et la pertinence de ces travaux a d’ailleurs été reconnue puisqu’ils font partie du palmarès des 10 découvertes de l’année 2004 de Québec Science.
J’ai poursuivi mes études graduées sous la supervision du Dr Lepore et du Dr Dave St-Amour, d’abord dans le cadre d’une maîtrise en psychologie puis au doctorat recherche-intervention en neuropsychologie. Je m’intéresse aux capacités d’orientation spatiale chez les personnes aveugles ainsi qu’aux bases cérébrales qui leur sont associées. J’ai d’abord effectué un projet visant à évaluer l’orientation topographique chez les personnes aveugles. La recherche sur la rotation mentale chez les personnes aveugles avait, jusqu’alors, surtout porté sur l’étude comparative de deux objets. En nette démarcation par rapport à ces études, mes travaux novateurs s’intéressaient à la rotation mentale dans un cadre allocentrique plutôt qu’égocentrique. Les résultats en découlant ont été présentés dans de nombreuses rencontres scientifiques. De plus, la qualité de ces travaux a été soulignée par le prix pour la meilleure présentation affichée lors de la journée scientifique du Département de psychologie de l’Université de Montréal et ils ont été publiés en 2006 dans la revue Neuroreport.
L’objectif de l’article présenté dans le cadre de ce concours était double. Nous souhaitions d’une part évaluer les capacités de navigation spatiale des personnes aveugles ayant perdu la vue en bas âge et plus tardivement. D’autre part, nous désirions effectuer la mesure des hippocampes chez des sujets aveugles et voyants. En effet, le rôle important que cette structure joue dans les tâches de nature spatiale telles que la navigation et l’orientation d’un individu dans l’espace est établi. De plus, il a été montré que des changements structuraux, liés à la plasticité cérébrale, peuvent survenir suite à une utilisation accrue de tâches impliquant l’hippocampe. Enfin, compte tenu de l’importance de la vision dans la structuration de l’espace, la question de l’existence ou non de changements structuraux dans l’hippocampe humain de personnes aveugles est des plus intéressantes. Au plan comportemental, les résultats que nous avons obtenus montrent une supériorité des personnes aveugles à une tâche de navigation dans un labyrinthe grandeur nature. Les résultats obtenus suite à l’analyse des données d’imagerie par résonance magnétique montrent également un volume supérieur des hippocampes chez cette population, lorsque comparée aux personnes voyantes. De manière intéressante, cette différence de volume est présente peu importe le moment auquel la cécité est survenue (en bas âge ou tardivement). Les résultats de cette étude ont eux aussi été présentés lors de plusieurs rencontres scientifiques locales et internationales et ont été publiés dans la prestigieuse revue Brain. L’intérêt de ces travaux a en outre été souligné par la présentation, en page couverture du périodique, des figures illustrant mon article.
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Dix-septième
concours du prix réseau vision
Przemyslaw Sapieha
Article: The succinate receptor GPR91 in neurons plays a major role in retinal angiogenesis.
Mike (Przemyslaw) Sapieha a obtenu son doctorat, spécialisé en neurocytologie moléculaire, en 2005. Depuis, il travaille comme boursier post-doctoral sous le mentorat du Dr. Sylvain Chemtob au Centre de Recherche de Ste-Justine à Montréal.
Il a débuté sa carrière en recherche dans l’industrie, à Méthylgène Inc., où son mandat fût d’élucider les mécanismes par lesquels les inhibiteurs d’ARN régulent l’expression des gènes. Son intérêt pour la modulation génique a été poursuivi au cours de ses études doctorales en thérapie génique où il élaborat des stratégies de neuroprotection et de neuroregénération. C’est à ce moment qu’il débuta ses travaux sur la rétine et le système visuel. Ses recherches sur la rétine ont été poursuivies auprès de l’équipe du laboratoire du Dr Chemtob où ils ont exploré les problèmatiques liés aux rétinopathies vasoprolifératives de la rétine. C’est là qu’ils ont élaborés deux concepts nouveaux en lien avec des maladies telles que la retinopathy du prématuré (RDP). Dans un premier temps, ils ont attribué pour la première fois une fonction physiologique au succinate, cet intermédiaire du cycle de Krebs connu depuis plus de 50 ans. Leurs traveaux décrient que le succinate s’accumule dans la rétine hypoxique et engendre la croissance des vaisseaux rétiniens via son récepteur nouvellement identifié, le GPR91. Ce mécanisme s’applique autant lors de la croissance vasculaire développementale, que lors de la phase de néovascularisation excessive associée à la du prématuré (RDP).
Deuxièmement, ils démontrent que le récepteur du succinate n’est exprimé essentiellement que sur les neurones de la rétine, illustrant une interaction neuro-vasculaire indispensable à la néovascularization rétinienne. Ils prouvent que les effets du succinate via GPR91 sont véhiculés par les neurones ganglionnaires de la rétine, qui eux libèrent une gamme de facteurs pro-angiogéniques. Par conséquent, ces cellules agissent à titre de senseurs de stress hypoxique capables de restaurer l’apport vasculaire à la rétine ischémique.
En somme, cette étude expose de nouveaux mécanismes fondamentaux à la néovascularization retienne impliquant le succinate et son récepteur nouvellement identifié. Les portées thérapeutiques possible de l’identification de cette nouvelle cible sont multiples ; soit en stimulant GPR91 afin de promouvoir la revascularization d’une zone avasculaire suivant, par exemple, un accident cérébro-vasculaire, ou à l’inverse en inhibant ce récepteur pour contrer la vascularisation excessive des rétinopathies ischémiques, telle la RDP chez l’enfant. Ce travail paraîtra au mois d’octobre dans le journal Nature Medicine.
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Article du Forum

Seizième
concours du prix réseau vision
Anteneh Argaw
Article: Protein kinase A modulates retinal ganglion cell growth during development.
À l’Université Concordia, je me suis inscrit en Exercise Sciences / Athletic therapy. Ce programme m’a initié à l’anatomie, la physiologie du corps humain et à la recherche en science de l’activité physique. Au deuxième cycle, je me suis joint au laboratoire de Dr Philipp Gardirner pour étudier l’effet de l’activité physique sur la transmission synaptique à la jonction neuromusculaire. J’ai publié mes études dans la revue Muscle & Nerve.
Au troisième cycle, je me suis joint aux laboratoires des Drs Ptito et Bouchard pour étudier les mécanismes qui régulent le développement des cellules ganglionnaires de la rétine (CGR). Ainsi, je travaille sur les mécanismes moléculaires du guidage axonal et du câblage du cerveau.
Au cours du développement, les axones des cellules ganglionnaires de la rétine (CGRs) voyagent sur de longues distances afin d’établir des connexions avec leurs cellules cibles. La navigation des cônes de croissance (CC) est guidée par différentes molécules chimiotropiques présentes dans leur environnement. L’AMPc est un messager intracellulaire impliqué dans plusieurs aspects fonctionnels du neurone. Récemment, nous avons démontré l’importance de la voie de signalisation AMPc/PKA durant le développement des CGRs. Les endocannabinoïdes (eCB) sont d’importants neuromodulateurs qui régulent de manière rétrograde la fonction de nombreuses synapses du cerveau. Ils agissent principalement par le biais de leurs récepteurs liés à une protéine Gi/o CB1 et CB2. Ces récepteurs sont couplés négativement à l’adényl cyclase, une enzyme réglant la synthèse de l’AMPc. La présence des eCBs durant le stade fœtal et la période postnatale suggère leur implication dans des événements régulant le développement du système nerveux. Ainsi, dernièrement, une étude a rapporté que les eCBs induisent l’internalisation des récepteurs CB1 et entraînent l’effondrement du CC des interneurones GABAergiques.
Les objectifs principaux de mon projet sont : 1) déterminer les effets de la modulation du taux d’AMPc oculaire sur la croissance des projections rétiniennes. 2) caractériser le rôle des eCBs et des leurs récepteurs durant le développement des CGRs, plus spécifiquement au niveau de la croissance et du guidage axonale. 3) identifier les mécanismes moléculaires par lesquels les eCBs exercent leurs effets.
Méthodologies : In vitro, des cultures primaires de CGRs hautement purifiées et des cellules corticales provenant des souris sauvages et des souris mutées (CB1 et CB2 KO) sont stimulées à l’aide d’agents pharmacologiques modulant l’activité de la PKA et les récepteurs cannabinoïdes. Les comportements des cellules en cultures sont également visualisés par microscopie en temps réel. À l’aide de techniques de biochimie, les protéines ainsi que les voies de signalisation régulées par les eCBs sont étudiées. Par ailleurs, on étudie in vivo le rôle des eCBs et de la voie de signalisation AMPc/PKA sur le développement des CGRs à l’aide d’injections intraoculaires de différents agents pharmacologiques.
Le premier projet de ma thèse vient d’être publié dans Experimental Neurology, 2008, 211(2):494-50 et l’article s’intitule : « Protein Kinase A modulates retinal ganglion cell growth during development ». Je travaille actuellement sur le rôle du système eCB durant le développement des CGRs. En parallèle, je suis depuis plusieurs années un bénévole-présentateur, membre du comité organisateur et responsable du comité École primaire francophone au sein de la Semaine Cerveau en Tête. Au cours des dernières années, j’ai reçu à deux reprises le prix Réseau-Vision FRSQ pour un projet novateur (PhD). Entre 2005 et 2008, j’ai reçu 3 bourses d’excellence dont de la faculté des études supérieures, l’École d’optométrie et du département des sciences biomédicales de la faculté de médecine. Mes études sont financées par la fondation
E.A. Baker et les IRSCs.
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Quinzième
concours du prix réseau vision
Allison L. Dorfman
Article: Early Manifestations Of Postnatal Hyperoxia On The Retinal Structure
And Function Of The Neonatal Rat.
Après avoir complété un baccalauréat à l’Univérsité McGill en physiologie et pharmacologie en 2000, je me suis inscrite au programme de doctorat en pharmacologie sous la co-direction des docteurs Chemtob et Lachapelle. Ma recherche est concentrée sur un modèle de rétinopathie du prématuré, qui est une maladie qui affecte les enfants de bas âge nés prématurément, pouvant finalement mener à l’aveuglement.
La rétinopathie induite par l’oxygène (RIO) chez le rat néonatal fournit un modèle de la rétinopathie du prématuré et d'autres maladies qui sont caractérisées par une angiogenèse anormale de la rétine. Afin de mieux comprendre la pathophysiologie de cette rétinopathie, j'ai effectué des études électrophysiologiques (des ERGs, PEVs, et des
ERGs multifocaux), histologiques, immunohistochimiques et vasculaires chez les rats albinos et pigmentés après une exposition à des conditions hyperoxiques. Les résultats de ma première étude qui sont décrits dans cet article démontrent que le trolox C (un analogue hydrosoluble de la vitamine E), une fois administrées tout au long de la phase
hyperoxique, peut empêcher, au moins en partie, des dommages rétiniens au niveau de la fonction et de la structure, évalués avec l'ERG et avec l'histologie, respectivement. Ces résultats suggèrent un rôle pour les radicaux libres, parmi d'autres facteurs, dans la création de la pathogenèse de la RIO.
De plus, les résultats de cet article ont mené à une deuxième étude de la RIO dans un modèle de rat pigmenté pour déterminer si la mélanine, également connue pour agir en tant qu'antioxydant, joue un rôle dans la en protection de la rétine contre la toxicité de l'oxygène. Étonnamment, ces résultats ont suggéré que cette souche subit une forme bien plus grave de la RIO, avec de plus grandes conséquences vasculaires, structurelles et fonctionnelles de la rétine. Dans ma troisième étude, j’ai utilisé des techniques immunohistochimiques (anti-synaptophysin, anti-PKC, anti-recoverin, anti-mGluR6, anti-bassoon et anti-calbindin) afin de déterminer le mécanisme de la rétraction de la couche plexiforme externe. Finalement, j'utilise actuellement des techniques d’immunobuvardage protéique (Western Blot) pour déterminer si des changements dans la régulation des facteurs neurotrophiques spécifiques (BDNF, CNTF et FGF-2) pourraient être impliqués dans la protection ou la susceptibilité de la rétine à différents régimes d'exposition hyperoxiques.
En même temps que mes études graduées, j'ai travaillé à la clinique d'ERG de l'hôpital
Montréal pour enfants depuis 2002 (département de l'ophtalmologie) où je recevais des patients présentant des maladies telles que la rétinite pigmentaire, l’héméralopie congénitale stationnaire et la dégénérance maculaire, entre autres. Les résultats de mes expériences en laboratoire et de mon travail en clinique ont été présentés à plusieurs conférences locales et internationales. De 1999-2000, on m’a donné l'occasion de poursuivre un projet de recherche pour l'accomplissement du programme mineur en pharmacologie et thérapeutique sous la surveillance des docteurs De Koninck et Ribeiro-Da-Silva.
Cette recherche a été concentrée sur la caractérisation des cellules de Lamina I, un secteur impliqué dans le relais d'information nocicéptive et thermoréceptive. Ce projet ainsi que ma première expérience de recherche (1996-1998) à l'hôpital général juif (dirigé par les docteurs Mitmaker et Black), où j’avais créé et organisé une banque de données de patients affectés par le cancer du côlon, de la tête et du cou, étaient tout instrumentales dans la réalisation de ma passion pour la recherche et de mon ardeur pour poursuivre un diplôme doctoral.
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Quatorzième
concours du prix réseau vision
Woo Young Choi
Article: Responses of Collicular Fixation Neurons
to Gaze Shift Perturbations in Head-Unrestrained
Monkey Reveal Gaze Feedback Control
J’ai toujours été interpellé par la capacité du cerveau à coordonner les différents segments mobiles de notre corps pour accomplir une tâche. Par exemple, comment le cerveau contrôle-t-il des mouvements dirigés impliquant plusieurs articulations tel que celui que l’on fait pour attraper un objet ou les mouvements tête-yeux utilisés pour scanner l’environnement visuel?
C’est avec cette question en tête que j’ai commencé mon doctorat à l’université McGill sous la direction du Dr Guitton. Celui-ci était l’auteur d’une hypothèse controversée selon laquelle la coordination des mouvements tête-yeux serait contrôlée par une boucle rétroactive interne et que le collicule supérieur, une structure mésencéphalique visuelle et motrice, serait impliqué dans ce processus. Le collicule supérieur serait impliqué dans une boucle rétroactive qui contrôlerait le regard et qui assurerait l’exactitude des mouvements en annulant le signal d’erreur ou de ‘mistmach’, soit la différence entre la position du regard actuelle et finale. Cette hypothèse a généré une controverse qui a divisée le champ étude du contrôle du mouvement en deux camps. L’un proposant l’implication du collicule supérieur dans une boucle rétroactive qui contrôlerait le regard et l’autre soutenant une vision traditionnelle où le collicule serait impliqué dans une boucle ouverte qui donnerait une commande balistique à l’oeil.
J’ai pensé que de résoudre cette discorde serait une contribution majeure car en plus d’unifier les points de vue, les résultats de mon étude seraient critiques pour le développement de modèles des circuits neuronaux qui contrôlent comment on regarde notre environnement. Les résultats de mon étude soutiennent l’hypothèse de l’existence d’une boucle rétroactive qui contrôlerait le regard et démontre que le collicule supérieur est informé de ses calculs. Ces observations sont incompatibles avec la vision traditionnelle du rôle du collicule supérieur.
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Treizième
concours du prix réseau vision
Vincent Pernet
Article: A role for polyamines in retinal ganglion cell excitotoxic death
J’ai effectué mes études de premier cycle universitaire (jusqu’à la licence) à Reims, en France (1995 et 1998). Pour la dernière année de mes études sous graduées, je suis parti faire un échange CREPUQ à l’université McGill de Montréal où j’ai eu l’occasion d’affiner mes intérêts pour les neurosciences. Après avoir complété ma maîtrise en sciences neurologiques (1999-2001) à l’Université de Montréal dans le laboratoire du Dr Michel Anctil, je me suis joint au Dr Adriana Di Polo au département de pathologie et biologie cellulaire. Mon PhD s’intitulait « Les Voies de Signalisation du Facteur Neurotrophique Dérivé du Cerveau (BDNF) dans la Survie Neuronale et la Régénération Axonale des Cellules Ganglionnaires de la Rétine Adulte Blessée ». Mon travail doctoral a permis de démontrer que l’activation ciblée de la voie de signalisation MAPK1/2 stimulait à elle seule la survie neuronale des cellules ganglionnaires de la rétine (CGR) blessée, mais était insuffisante pour induire la régénération des axones sectionnés dans le nerf optique (Vincent Pernet, William W. Hauswirth and Adriana Di Polo (2005) J. Neurochem., 93 (1):72-83). Dans le second volet de ma thèse, nous avons découvert que le traitement avec du BDNF combiné à la blessure du cristallin augmentait la survie des CGR, mais inhibait complètement la repousse axonale dans le nerf optique lésé (provoquée par la blessure du cristallin seul) (Vincent Pernet and Adriana Di Polo (2006) Brain, 129 (Pt4):1014-26). Dans la dernière partie de mon doctorat, nous avons observé que la synthèse endogène des polyamines (molécules dérivées de l’arginine) participait à la mort excitotoxique causée par l’activation des récepteurs ionotropes du glutamate du type N-méthyl-D-aspartate (NMDA). Ce type de mort est fortement impliqué dans les mécanismes de blessures ischémiques du SNC. Par conséquent, en montrant que le blocage pharmacologique de la voie de synthèse des polyamines réduisait la mort excitotoxique, nos résultats suggèrent une nouvelle stratégie thérapeutique pour réduire les dommages ischémiques de la rétine (Vincent Pernet, Philippe Bourgeois and Adriana Di Polo (2007) J. Neurochem.; manuscrit ci-joint).
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Douzième
concours du prix réseau vision
Sandrine Joly
Article: Neuroprotection in the juvenile rat model of light-induced retinopathy: Evidence suggesting a role for FGF-2 and CNTF
Sandrine Joly a fait une maîtrise en Biologie Moléculaire à l’Institut de Recherche Clinique de Montréal (IRCM) avant de se joindre au laboratoire d’électrophysiologie visuelle du Dr Lachapelle en 2001 pour sa thèse de doctorat. La thèse de Sandrine a permis la caractérisation fonctionnelle et structurelle des dommages rétiniens induits par une exposition lumineuse intense pendant la période de maturation postnatale du rat albinos. Grâce à l’électrorétinographie (ERG) et à la microscopie optique les travaux de Sandrine démontrent la surprenante résistance de la rétine juvénile aux dommages lumineux par rapport à la rétine adulte. Ces résultats ont été rapportés dans les deux premiers articles de Sandrine (IOVS, 2006, 47: 3202; Doc. Ophthalmol., 2006, 113: 93).
Dans sa recherche de mécanismes pouvant supporter la résistance de la rétine juvénile au stress lumineux, Sandrine s’est intéressée aux facteurs neurotrophiques. Dans le cadre d’une collaboration établie entre le laboratoire du Dr Lachapelle et du Dr Di Polo, Sandrine a suivi les variations des niveaux endogènes du CNTF (Ciliary Neurotrophic Factor), du FGF-2 (Fibroblast Growth Factor-2) et du BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor) par immunobuvardage protéique (Western Blot) et par immunohistochimie sur coupe, après exposition de jeunes animaux à un stress lumineux (cf article pdf joint). Les résultats de Sandrine montrent que les rétines des animaux juvéniles surexpriment le CNTF et le FGF-2 par rapport aux animaux adultes soumis aux mêmes conditions de stress lumineux.
Ce dernier volet de la thèse de Sandrine a permis de mettre en évidence les changements importants de certains facteurs neurotrophiques dans la rétine juvénile exposée à la lumière mais suggère que d’autres mécanismes moléculaires non élucidés pourraient intervenir. L’ensemble du travail de Sandrine souligne de manière importante que la réponse physiologique et moléculaire de la rétine diffère beaucoup entre l’animal juvénile et adulte après un stress lumineux.
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Onzième
concours du prix réseau vision
Sandra Leh
Article: Absence of S-cone input in human blindsight following hemispherectomy
J'ai pratiqué en tant qu'orthoptiste
durant sept ans à Hambourg, en Allemagne.
Mon travail portait sur la prévention,
le diagnostique, l'évaluation, le traitement
et la réhabilitation de problèmes
visuels, des mouvements oculaires et d'alignement
des yeux chez les enfants et les adultes. Chez
l'enfant, les troubles de la vision incluaient
l'amblyopie, le strabisme, la vision double, amétropie
; des troubles neurologiques tels que ceux des
mouvements oculaires, des déficits du champ
visuel, des problèmes de pupilles ainsi
que de nystagmus ; et le diagnostique différentiel
de la dyslexie et des troubles d'apprentissage.
Mon expérience neuro-opthalmologique
en tant qu'orthoptiste a piqué ma curiosité
quant à la vision résiduelle, les
troubles d'apprentissage, les problèmes
neurologiques et leurs mécanismes neuronaux.
J'étais particulièrement intéressée
par le phénomène du "blindsight",
qui est l'habileté à répondre
à des stimuli visuels dans le champ visuel
aveugle et cela sans être conscient du stimulus.
J'ai reçu mon M.Sc. en psychologie clinique
de l'université d'Hambourg en 2003. Ensuite,
j'ai travaillé durant six mois au Brain
Imaging Center de l'Hôpital Douglas de Montréal
jusqu'à ce que j'ai commencé mes
études doctorales dans le domaine des neurosciences
à l'université McGill/ Institut
Neurologique de Montréal en 2003.
Mes travaux de doctorat sont supervisé
par le Dr. Alain Ptito, un neuropsychologue clinique
qui fait de la recherche sur la vision résiduelle
chez des patients ayant subis une hémisphérectomie
et des troubles cérébraux post-traumatiques.
Je reçois présentement une bourse
doctorale du Fonds de recherche en santé
du Québec (FRSQ).
Pour ma recherche, j'ai implémenté
une technique d'imagerie cérébrale
innovatrice, le Diffusion Tensor Imaging (DTI)
Tractography, qui permet la reconstruction des
voies de la matière blanche in vivo. Le
principe du DTI est que le signal de la résonance
magnétique est sensibilisé au mouvement
aléatoire (diffusion) des molécules
d'eau, afin d'obtenir des mesures locales de la
amplitude de la diffusion de l'eau, cela peux
être reliés à la structure
des fibres du cerveau. J'utilise un algorithme
probabilistique qui peut suivre des voies possibles
de fibres entre les structures de la matière
grise. Nous avons utilisé la DTI pour démontrer
une association entre la présence du "blindsight"
et un changement des fibres des collicules supérieurs
chez des sujets ayant subis une hémisphérectomie.
Ceci soutient l'hypothèse voulant que cette
structure sous-corticale joue un rôle important
dans ce type de "blindsight".
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Dixième
concours du prix réseau vision
Mirna Sirinyan
Article: Hyperoxic exposure leads to nitrative stress and ensuing microvascular degeneration and diminished brain mass and function in the immature subject
Mirna Sirinyan a obtenu son diplôme avec grande distinction en juin 2001 du département de microbiologie et immunologie de l’Université McGill. Elle a obtenu une bourse du CRSNG afin de poursuivre une maîtrise sous la supervision du Dr. Joseph Mancini chez Merck Frost où elle a étudié le rôle de l’enzyme membranaire E2 synthase-1 (mPGES-1) dans l’arthrite rhumatoïde. Elle a ensuite commencé un PhD en Pharmacology and Therapeutics (McGill) dans le laboratoire du Dr. Sylvain Chemtob à l’hôpital Sainte-Justine en Septembre 2003. Son projet de PhD porte sur la dégénérescence et la réparation vasculaire qui suit l’exposition à un environnement hyperoxique chez les bébés prématurés. Sa publication dans Stroke étend au cerveau les résultats qui démontraient les effets néfastes de l’hyperoxie sur la rétine prématurée. Elle fournie également des preuves que l’hyperoxie provoque une dégénération de la microvasculature (surtout dans les régions corticales du cerveau immature), une réduction de la masse cérébrale et des déficits cérébraux fonctionnels. Elle étudie présentement de nouveaux rôles pour les métabolites succinate et α-ketoglutarate du cycle de Krebs mitochondrial dans l’angiogénèse rétinienne. Ceux-ci agiraient sur les récepteurs GPCRs, GPR91 et GPR99. La découverte de l’implication de ces récepteurs dans le cycle de Krebs fournie des cibles nouvelles et potentiellement importantes pour des traitements contre la néovascularisation pré-rétinienne anormale lors de rétinopathies ischémiques.
Mirna Sirinyan est l’auteur de plusieurs publications et elle est la récipiendaire de plusieurs prix dont le prix d’excellence du FRSQ en juin 2003, le prix de jeune chercheuse à la conférence Free Radicals and Biology of Medicine en novembre 2004, la meilleur présentation par affiche à la conférence de Nature Biotechnology sur l’angiogénèse et les maladies en février 2006, ainsi que le Melville Prize à la journée de recherche du département de pharmacologie de McGill en juin 2006. Elle est boursière de la fondation des maladies du cœur pour la durée de son PhD, qu’elle devrait terminer au cours de 2007.
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Marie-Ève Doucet
Article: Cross-modal reorganization and speech perception in cochlear implant users
Marie-Ève Doucet a complété une maîtrise en neuropsychologie expérimentale à l’Université de Montréal, supervisée par Franco Lepore, Chaire du Canada et professeur titulaire au département de psychologie, et co-dirigée par Jean-Pierre Gagné, professeur titulaire et directeur du département d’orthophonie-audiologie. Le projet portait sur les capacités supérieures des personnes malvoyantes à localiser les sons dans l’espace. Le titre du mémoire est Le traitement des indices spectraux dans la localisation sonore chez les aveugles. L’article issu de ce mémoire de maîtrise s’intitule Blind subjects process auditory spectral cues more efficiently than sighted individuals (M.-E. Doucet . J.-P. Guillemot . M. Lassonde . J.-P. Gagné . C. Leclerc . F. Lepore. (2005) Experimental Brain Research 160: 194-202). L’argumentation de l’article porte essentiellement sur la plasticité cérébrale inter-modale, qui expliquerait les capacités auditives supérieures des aveugles, en comparaison avec les personnes voyantes. Ces travaux ont fait l’objet de présentations affichées dans deux congrès internationaux et des présentations orales dans deux congrès nationaux. Ensuite, Marie-Ève s’est intéressée à la plasticité suite à la restauration d’une modalité sensorielle; elle s’est tournée vers les malentendants et les implants cochléaires, appareil qui restaure l’audition chez les sourds profonds. Elle a complété un doctorat en neuropsychologie à l’Université de Montréal sur ce sujet, toujours supervisée par Franco Lepore et co-dirigée par François Bergeron, Professeur adjoint à l’Université Laval. Le titre de la thèse est Plasticité des aires visuelles chez le sujet sain et chez l’implanté cochléaire. Le but du projet était de sonder l’état du système visuel des malentendants afin de déterminer s’ils arrivent à utiliser la parole après la pose d’un implant cochléaire. Le premier article issu de cette thèse est : Development of visual- evoked potentials to radially modulated concentric patterns (M.-E. Doucet, F. Gosselin, M. Lassonde, J.-P. Guillemot, F. Lepore (2005) Neuroreport 16: 1753-1756. Voir fichier joint). Il démontre que le traitement des stimuli modulés radialement n’est pas mature avant l’âge de 13 ans chez l’humain. Les résultats témoignent de la possibilité d’utiliser les mêmes stimuli chez les sujets atteints d’une déficience sensorielle pour examiner la réorganisation cérébrale liée à la privation sensorielle. L’article suivant, celui qui a gagné le prix Réseau Vision, est Cross-modal reorganization and speech perception in cochlear implant users. (M.-E. Doucet, F. Bergeron, M. Lassonde, P. Ferron et F. Lepore (2006) Brain 129: 3376-83.), et porte sur le traitement visuel chez les sourds avant et après la pose d’un implant cochléaire. Ces travaux doctoraux ont fait l’objet de cinq communications affichées dans des congrès nationaux et internationaux et trois communications orales, dont deux en tant que conférencière invitée, au Smith-Kettlewell Institute (San Francisco) et le California Institute of Technology (Los Angeles).
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Neuvième
concours du prix réseau vision
Sandra Leh
Article: Unconscious vision:
new insights into the neuronal correlate of blindsight
using diffusion tractography
J'ai pratiqué en tant qu'orthoptiste
durant sept ans à Hambourg, en Allemagne.
Mon travail portait sur la prévention,
le diagnostique, l'évaluation, le traitement
et la réhabilitation de problèmes
visuels, des mouvements oculaires et d'alignement
des yeux chez les enfants et les adultes. Chez
l'enfant, les troubles de la vision incluaient
l'amblyopie, le strabisme, la vision double, amétropie
; des troubles neurologiques tels que ceux des
mouvements oculaires, des déficits du champ
visuel, des problèmes de pupilles ainsi
que de nystagmus ; et le diagnostique différentiel
de la dyslexie et des troubles d'apprentissage.
Mon expérience neuro-opthalmologique
en tant qu'orthoptiste a piqué ma curiosité
quant à la vision résiduelle, les
troubles d'apprentissage, les problèmes
neurologiques et leurs mécanismes neuronaux.
J'étais particulièrement intéressée
par le phénomène du "blindsight",
qui est l'habileté à répondre
à des stimuli visuels dans le champ visuel
aveugle et cela sans être conscient du stimulus.
J'ai reçu mon M.Sc. en psychologie clinique
de l'université d'Hambourg en 2003. Ensuite,
j'ai travaillé durant six mois au Brain
Imaging Center de l'Hôpital Douglas de Montréal
jusqu'à ce que j'ai commencé mes
études doctorales dans le domaine des neurosciences
à l'université McGill/ Institut
Neurologique de Montréal en 2003.
Mes travaux de doctorat sont supervisé
par le Dr. Alain Ptito, un neuropsychologue clinique
qui fait de la recherche sur la vision résiduelle
chez des patients ayant subis une hémisphérectomie
et des troubles cérébraux post-traumatiques.
Je reçois présentement une bourse
doctorale du Fonds de recherche en santé
du Québec (FRSQ).
Pour ma recherche, j'ai implémenté
une technique d'imagerie cérébrale
innovatrice, le Diffusion Tensor Imaging (DTI)
Tractography, qui permet la reconstruction des
voies de la matière blanche in vivo. Le
principe du DTI est que le signal de la résonance
magnétique est sensibilisé au mouvement
aléatoire (diffusion) des molécules
d'eau, afin d'obtenir des mesures locales de la
amplitude de la diffusion de l'eau, cela peux
être reliés à la structure
des fibres du cerveau. J'utilise un algorithme
probabilistique qui peut suivre des voies possibles
de fibres entre les structures de la matière
grise. Nous avons utilisé la DTI pour démontrer
une association entre la présence du "blindsight"
et un changement des fibres des collicules supérieurs
chez des sujets ayant subis une hémisphérectomie.
Ceci soutient l'hypothèse voulant que cette
structure sous-corticale joue un rôle important
dans ce type de "blindsight".
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pdf de l'article
Huitième
concours du prix réseau vision
Daniel Chebat
Article: Development of
the commissure of the superior colliculus in the
hamster
Titulaire d'un baccalauréat
en psychologie de l'Université Bishop's
obtenu en 2002, j'ai intégré la
Maîtrise en neuropsychologie à l'Université
de Montréal sous la direction du Dr. Maurice
Ptito et je suis actuellement au Doctorat en neuropsychologie.
L'article présenté ici, portant
sur le développement de la commissure du
collicule supérieur (CCS), est le résultat
de mon travail de maîtrise qui m'a valu
plusieurs prix (prix de la meilleure présentation
Réseau Vision 2004, prix de la meilleure
présentation scientifique de la Caisse
Populaire Desjardins 2005). La CCS est une commissure
mystérieuse du cerveau dont on ne connaît
pas encore avec certitude la (les) fonction(s).
On lui attribue cependant un rôle dans le
transfert interhémisphérique de
l'information sensorielle. Mon travail représentait
une première dans le domaine car jusqu'à
ce jour, personne ne s'était attaqué
à l'étude du développement
normal de la CSC depuis l'étape embryonnaire
jusqu'à l'âge adulte. Cette étude
du développement de la CCS fut présentée
sous forme de poster lors du dernier congrès
du Society for neuroscience à Washington
à l'automne 2005. Puis, suite à
la publication de cet article en février
2006 dans la prestigieuse revue Journal of Comparative
Neurology.
Ayant reçu la bourse du Réseau Vision,
j'ai commencé mon doctorat en neuropsychologie
sous la supervision du Dr. Maurice Ptito. Tout
en assumant mes fonctions d'auxiliaire d'enseignement
en neurophysiologie des mouvements oculaires au
sein de l'École d'optométrie de
l'Université de Montréal, j'ai entamé
deux projets de recherche sur la navigation chez
les personnes aveugles et sur la substitution
sensorielle. Des résultats préliminaires
ont été présentés
à la dernière journée scientifique
de l'École d'optométrie en avril
2006, ce qui m'a valu le prix Novartis pour la
meilleure présentation scientifique.
Les projets mentionnés ci-haut sur lesquels
je travaille actuellement dans le cadre de mon
doctorat représentent aussi une primeur
dans le domaine de la plasticité du système
visuel puisque je travaille sur les aspects navigationnels
chez les aveugles-nés par le biais du système
somatosensoriel. Mes résultats ont été
sélectionnés pour une présentation
au congrès international du human brain
Mapping (Florence, 2006).
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pdf de l'article
Septième
concours du prix réseau vision
Vincent Pernet
Article: Synergistic action
of brain-derived neurotrophic factor and lens
injury promotes retinal ganglion cell survival,
but leads to optic nerve dystrophy in vivo
J'ai fait ma maîtrise en
Sciences Neurologiques avec le Dr Michel Anctil
à l'Université de Montréal
de 1999 à 2001. Le sujet de ma maîtrise
portait sur le système neuroendocrinien
du cnidaire Renilla koellikeri, ou vulgairement
appelé pensée de mer. Les résultats
de ma maîtrise on fait l'objet de trois
publications. Après ma maîtrise,
j'ai décidé de faire mon PhD sur
un sujet qui traitait des mécanismes de
survie des neurones.
Depuis 2001, je fais donc mon PhD dans le laboratoire
du Dr Di Polo au Département de Pathologie
et Biologie Cellulaire de l'Université
de Montréal. Nous utilisons le model de
blessure du nerf optique pour définir des
stratégies de survie et de régénération
axonale par thérapie génique.
Le but de mon projet de thèse est de
déterminer le rôle de la voie MAPK
sur la survie et la régénération
des cellules ganglionnaires de la rétine
après blessure du nerf optique. Je m'intéresse
aussi aux effets du facteur dérivé
du cerveau (BDNF) sur de la régénération
axonale et sur les blessures causées par
lésion du nerf optique ou l'excitotoxicité
au NMDA.
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pdf de l'article
Sixième
concours du prix réseau vision
Martin Y. Villeneuve
Article: Pattern-Motion
Selectivity in the Human Pulvinar
Pour mon doctorat, je me concentre
sur les techniques d'évaluation de la fonction
cérébrale impliquant l'imagerie.
Pour ce faire, j'ai fait un stage au Danemark
en 2002 et 2003 (Aarhus) pour apprendre les rudiments
de la tomographie par émission de positons
sous la supervision du Dr. Ron Kupers. Pendant
mon séjour, j'ai eu la chance de réaliser
la présente étude soumise pour le
Prix du Réseau Vision. Ces travaux ont
été présenté lors
de plusieurs rencontres scientifiques: Human Brain
Mapping (Budapest, 2004), Society for Neuroscience
(San Diego, 2004), Journée Scientifique
de l'École d'optométrie de l'U de
M (Montréal, 2005), Journée scientifique
Centre de Recherche en Neuropsychologie Expérimentale
et Clinique (CERNEC, St-Sauveur, 2005), Journée
Scientifique du Réseau Vision (Drummondville,
2004).
Suite à une invitation à donner
une conférence au Ruhr-Universität-Bochum
en 2002 (Allemagne), j'ai été invité
en 2003 à passer 6 mois comme scientifique
invité (guest scientist) dans le département
du Dr. Klaus-P. Hoffmann. Avec l'appui de l'International
Graduate School of Neuroscience, je me suis familiarisé
à l'imagerie optique. De retour à
Montréal en 2004, j'étais en mesure
de faire fonctionner le système que s'est
procuré le Dr. Christian Casanova, mon
directeur de recherche. Cette technique nous permet
d'avoir une carte cérébrale fonctionnelle
de haute précision spatiale (200 microns).
L'objectif d'un des projets en cours est de déterminer
de façon précise les relations fonctionnelles
entre le pulvinar et le traitement de l'information
visuelle au niveau cortical. Il est également
possible avec cette technique d'avoir une résolution
temporelle très élevée (1msec)
pour étudier la dynamique temporelle de
la relation pulvino-corticale, et ce avec l'aide
d'encre sensible au voltage. Dans le but de compléter
ma formation sur l'imagerie optique, j'ai fait
une visite à Baltimore (University of Maryland)
dans le laboratoire du Dr. Birgit Roerig ainsi
qu'au MIT (Cambridge) dans le laboratoire du Dr.
Mriganka Sur. Ces deux séjours complétés
à l'aide du Réseau Vision (FRSQ)
ainsi que de la Fondation EA Baker, m'ont servis
à développer mes connaissances sur
les techniques et algorithmes mathématiques
nécessaires à l'analyse d'image.
Lors de ma maîtrise (1999-2002), j'ai
réalisé deux projets de recherche
sur le système visuel du chat. Le premier
consistait à déterminer l'influence
de différents agents anesthésiques
sur la fonction visuelle. Ce projet a été
publié dans Journal of Neuroscience Methods
(2003) avec l'aide du Réseau Vision (FRSQ).
Un second projet de recherche portant sur les
implications des cellules de l'aire postéro-médian
du sulcus suprasylvian latérale (PMLS)
du chat dans la perception de mouvement complexe.
Ce projet consistait à caractériser
les cellules du PMLS du chat avec différents
stimuli complexes (RDKs, "plaids",
),
pour ainsi déterminer l'apport de cette
région dans les mécanismes qui sous-tendent
la perception de mouvement complexe. Le financement
de ce projet s'est également fait à
l'aide du Réseau Vision (FRSQ). Cette étude
est présentement en processus de publication
pour la revue Experimental Brain Research.
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pdf de l'article
Cinquième
concours du prix réseau vision
Sandrine Joly
Article : Brain-Derived
Neurotrophic Factor Gene Delivery to Müller
Glia Preserves Structure and Function of Light-Damaged
Photoreceptors.
Sandrine Joly a fait une maîtrise
en Biologie Moléculaire à l’Institut
de Recherche Clinique de Montréal (IRCM)
avant de commencer son PhD dans le laboratoire
d’électrophysiologie visuelle du
Dr Lachapelle en 2001. Le sujet de thèse
qui a motivé Sandrine à se tourner
vers la rétine est la caractérisation
fonctionnelle et structurelle des dommages de
la rétine induits par une exposition lumineuse
intense pendant la période de maturation
postnatale du rat albinos. Cette approche complémentaire
utilise l’électrorétinographie
(ERG) qui permet de suivre l’activité
électrique de la rétine, et la microscopie
optique et électronique qui permettent
de rapporter les dommages histologiques causés
par la lumière. Les travaux très
originaux de Sandrine démontrent la surprenante
résistance de la rétine juvénile
aux dommages lumineux par rapport à la
rétine adulte.
Ces résultats sont très bien documentés
dans les deux premiers articles de Sandrine qui
sont actuellement en préparation. Dans
sa recherche de mécanismes pouvant supporter
la résistance de la rétine juvénile
au stress lumineux, Sandrine s’est intéressée
aux facteurs neurotrophiques. Dans le cadre d’une
collaboration établie entre le laboratoire
du Dr Lachapelle et du Dr Di Polo, Sandrine a
contribué à démontrer que
Ad-BDNF pouvait protéger les photorécepteurs
face à un stress lumineux chez le rat adulte
en introduisant le gène du BDNF dans les
cellules de Müller (article pdf joint). Afin
de déterminer si la résistance endogène
de la rétine juvénile passait par
la surexpression de facteurs neurotrophiques,
Sandrine a suivi les variations du CNTF, du FGF2
et du BDNF par immunobuvardage protéique
(western blot) et par immunohistochimie sur coupe.
Ce quatrième volet du projet de recherche
de Sandrine a permis de mettre en évidence
les changements importants de certaines neurotrophines
dans la rétine juvénile exposée
à la lumière mais suggère
également que d’autres mécanismes
moléculaires inconnus pourraient être
impliqués. L’ensemble du travail
de Sandrine souligne de manière importante
que la réponse de la rétine blessée
diffère beaucoup entre l’animal juvénile
et adulte.
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pdf de l'article
Quatrième
concours du prix réseau vision
Armando Bertone
J'ai reçu mon baccalauréat
en psychologie générale (Advanced
Experimental Psychology) en 1996 à l'Université
Concordia. Pendant ce temps, les cours reliés
à la perception visuelle m'ont particulièrement
interessé. Ceci a mené au lancement
de ma vie académique graduée sous
la direction de Dr. Michael von Grunau à
l'Université Concordia. Avec Dr. von Grunau,
j'ai completé une maîtrise en psychologie
expérimentale en 1998, évaluant
la perception des stimuli dynamiques simples et
complexes dans les champs visuels péripheriques
ainsi que l'effet de l'attention soutenue sur
les effets consécutifs de mouvement.
À l'automne 1998, recherchant une voie
de recherche plus appliquée, j'ai poursuivi
ma carriere académique à l'Université
de Montréal dans le cadre du programme
de Neuropsychologie clinique, option recherche/intervention.
Pendant ma formation clinique, j'ai travaillé
dans le laboratoire de Psychophysique et de Perception
Visuelle à l'École d'Optométrie,
dirigé par Dr. Jocelyn Faubert. Avec Dr.
Faubert, j'ai entrepris des études sur
divers volets de recherche de base, ainsi qu'appliquée
(viellissement, autisme, syndrome x-fragile, etc).
J'ai été chargé de cours
à l'école d'optométrie, donnant
les cours "Psychophysique visuelle",
" Optométrie Pédiatrique"
et, plus récemment, "Aspects Neuropsychologiques
en Optométrie". En 2002, j'ai recu
une deuxième maîtrise (celle-ci clinique)
qui m'a permis d'être membre de l'Ordre
des Psychologues du Québec. Cependant,
mon intérêt pour la recherche était
trop fort et j'ai donc consacré la plus
grande partie de mon temps à faire de la
recherche. En 2004, j'ai reçu mon doctorat
basé sur des études reliées
au traitement de l'information dynamique chez
les autistes.
Presentement, je continue ma recherche dans le
laboratoire Faubert en tant que post-doc. Depuis
l'an dernier, je suis aussi membre de la faculté
à temps partielle a l'Université
Concordia et je continue d'être chargé
de cours à l'École d'Optométrie.
L'article soumis pour ce prix est le troisième
article publié par notre laboratoire sur
l'aspect anormal du traitment d'information chez
les personnes atteintes d'autisme (les deux autres
sont parues en 2003 et 2004 dans Journal of Cognitive
Neurociences et Neurology, respectivement). Dans
cet article, nous présentons de nouvelles
hypothèses concernant le traitment visuel
anormal dans l'autisme, basées sur des
réseaux neuronaux atypiques au niveau perceptif.
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pdf de l'article
Troisième
concours du prix réseau vision
Frédéric Huppé
Gourges
L'article soumis pour la bourse
Réseau Vision fait suite aux travaux réalisés
durant ma maîtrise. Vous trouverez ci-joint
ma biographie académique.
Depuis le début de mon doctorat,
j'ai mis au point différents systèmes
d'injections corticales et différentes
méthodes d'analyses (microscopie confocale,
microscopie électronique, analyse stéréologique).
J'ai présenté ces résultats
au congrès annuel de la Fédération
Européenne de Neurosciences (FENS 2004)
ainsi qu'au congrès de la Société
pour les Neurosciences (SfN 2004). Un article
est en préparation à partir de ces
mêmes résultats. Pour ce travail,
j'ai obtenu une bourse de doctorat du FCAR-FRSQ-Santé.
Lors de ma maîtrise, en plus de mon projet
qui est l'objet de l'article présenté
pour cette bourse, j'ai aussi participé
à l'étude visant à démontrer
le rôle de la dopamine rétinienne
sur la sensibilité au contraste des cellules
du corps genouillé latéral (Coudé
et al, article en préparation). Pour cette
participation, je serai 2em auteur de l'article
qui devrait paraître dans la prochaine année.
Pour ces travaux, j'ai obtenu une bourse de maîtrise
du FCAR-FRSQ-Santé.
Dans le cadre de mon baccalauréat,
j'ai travaillé, de janvier 1998 à
septembre 1999, au Laboratoire de Neuropsychologie
Expérimentale Comparée (LNEC) de
l'Université du Québec à
Trois-Rivières (UQTR). Sous la direction
de Roger Ward Ph.D. Plus précisément,
j'ai travaillé à différents
projets tels que l'immunohistochimie des cellules
glycinergiques des noyaux cochléaires des
souris C57BL6 et DBA2J et l'étude volumétrique
des noyaux cochléaires des souris C57BL6
et DBA2J. J'ai travaillé au sein de ce
laboratoire à temps partiel durant l'année
scolaire 1998-99 et a temps plein durant ces deux
étés.
Parallèlement à mes activités
en recherche fondamentale, de janvier 1999 à
juin 1999, je travaillais aussi avec Lucie Godbout
Ph.D. au Laboratoire de neuropsychologie expérimentale
(volet neuropsychologie humaine) de l'UQTR. J'ai
aussi bénéficié d'une bourse
du CRSNG de premier cycle.
Dans une perspective plus académique,
j'ai été auxiliaire de cours pour
le Dr. Michel Volle dans le cadre du cours "
Les fonctions nerveuses supérieures "
à l'automne 1998. J'ai aussi été
auxiliaire pour le cours " Psychophysiologie
" à l'automne 1999 pour le Dr. Lucie
Godbout. J'avais comme tâches la présentation
d'exposés en laboratoire et l'encadrement
des étudiants. Lors de ma maîtrise,
j'ai été chargé de cours
à l'école d'optométrie du
cours "sciences de la vision : neurologie
des mouvements visuels ".
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pdf de l'article
Deuxième
concours du prix réseau vision
Martin Beauchamp
Le récipiendaire pour le
deuxième concours Prix Réseau Vision
est Martin Beauchamp.
La rétinopathie du prématuré
est une maladie obstructive proliférative
affectant nombre d'enfants prématurés
sur laquelle l'équipe du Dr Sylvain Chemtob
se penche depuis de nombreuses années.
Étudiant boursier dans le laboratoire du
Dr Chemtob au Centre de recherche de l'Hôpital
Ste-Justine de Montréal, Martin Beauchamp
en a fait son sujet de recherche.
En 1997, M. Beauchamp termine un baccalauréat
en sciences biologiques avant de s'intéresser
aux communications et à l'informatique,
intérêts qui l'ont mené à
l'obtention avec mention d'excellence d'un diplôme
de mineur en arts en sciences l'année suivante.
Recruté en janvier 1999 au sein de l'équipe
du Dr Sylvain Chemtob, M. Beauchamp est d'abord
boursier de la Fondation de l'Hôpital Ste-Justine
de 1999 à 2001. Sa contribution à
plusieurs publications dont deux en tant que premier
auteur et les nombreux prix qu'il reçoit
en 2000 (bourse d'études de la Fondation
de la recherche sur le monoxyde d'azote, prix
d'excellence : Journée de la recherche
du Centre de recherche de l'Hôpital Ste-Justine,
Trainee Travel Award de la American Federation
For Medical Research), lui permettent d'être
exempté du mémoire de maîtrise
et de passer directement au doctorat. En 2002,
il obtient une bourse de la Fondation des maladies
du cur du Canada, bourse qu'il décline
au profit d'une plus prestigieuse, la bourse des
Instituts de recherche en santé du Canada
qui le soutient financièrement depuis ce
temps.
Que ce soit par la rédaction d'articles
scientifiques publiés dans des journaux
de haut calibre, la communication de résultats
de recherche à l'occasion de rencontres
internationales, l'élaboration de protocoles
pour l'expérimentation animale, la mise
sur pied et la direction d'un projet de recherche
pour des élèves stagiaires; toutes
ces activités lui ont permis de développer
un sens aigu des responsabilités, de l'organisation
et du leadership. Aujourd'hui, il termine sa formation
doctorale, fort de l'acquisition de nouvelles
techniques de laboratoire: pharmacologie in vivo
et ex vivo chez le rat adulte et le rat nouveau-né,
bio-informatique (prise de données et développement
d'applications biométriques, imagerie digitale),
microscopie en champ clair et fluorescence, histologie,
immunohistochimie et immunobuvardage de type western,
bases en culture cellulaire.
Tout au long de sa formation, M. Beauchamp a travaillé
à l'amélioration du modèle
animal de rétinopathie du prématuré
et a tenté de percer le mystère
de la dégénérescence microvasculaire
qui caractérise cette maladie. Les travaux
de M. Beauchamp ont permis de mettre en lumière
les circonstances contribuant au développement
de la maladie et l'importance de certaines substances
participant à la dégénérescence
de la microvasculature rétinienne immature.
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pdf de l'article
Annonce du concours du réseau vision
La date limite pour présenter
une candidature pour le prochain prix réseau
vision est le 15 décembre 2007. L'article soumis
doit traiter d'un sujet relatif à la santé
visuelle et avoir été publié
dans les six derniers mois. Le postulant doit
faire parvenir au réseau les documents
suivants :
1. Une courte biographie (1 page)
2. Une photographie
3. L'article présenté, bien sûr!
Un même article peut être soumis plus
d'une fois. Les critères d'évaluation
sont la qualité de l'article ainsi que
le prestige de la revue dans lequel il est publié.
Tous les documents doivent être envoyés
au secrétariat du réseau, en version
électronique, au réseau.vision@mcgill.ca.
N'hésitez surtout pas à utiliser
cette adresse si vous avez des questions. Le récipiendaire
se méritera une bourse de 500$.
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