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Rétinopathie du prématuré
Identification des gènes
et protéines responsables de maladies de la rétine
Évaluations électrodiagnostiques
Registre des tumeurs malignes de lil
Développement doutils diagnostiques
Les cytokines dans luvéite
non infectieuse
Rétinopathie du prématuré
Afin d'augmenter
leur chance de survie, les enfants nés prématuremment
sont normalement placés en milieu hyperoxique (haut
niveau doxygène), milieu qui peut toutefois causer
des séquelles importantes. La rétinopathie du
prématuré représente, sans contredit,
la complication visuelle la plus importante pouvant affecter
ces enfants. Bien que l'agent causal (le haut niveau d'oxygène)
soit bien connu, les différentes étapes du processus
physiopathologique conduisant à l'expression de cette
maladie demeurent encore obscures. Entre 40 et 60% des enfants
prématurés (<1000 gr. à la naissance
et/ou < 29 semaines de grossesse) développeront
une rétinopathie suite à l'exposition au milieu
hyperoxique nécessaire à leur survie. De ceux-ci,
entre 25 et 40% auront des complications majeures telles que
strabisme, amblyopie, myopie sévère, trouble
du sens chromatique et dans les cas les plus graves, la cécité
résultant du décollement de la rétine.
Lapport
sanguin de la rétine dépend des vaisseaux sanguins
de la rétine et de la choroïde; ces derniers fournissent
la majorité des nutriments et de loxygène
à la rétine. Le développement du réseau
vasculaire rétinien débute à la 23ième
semaine et se termine vers la 40ième semaine de gestation.
Les enfants prématurés nés avant 29 semaines
de gestation présentent une vascularisation rétinienne
incomplète et fragile aux tensions doxygène
extra-utérines. |
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Les travaux
de laxe ont ciblé dimportants facteurs
responsables des effets nocifs de loxygène sur
la vasculature rétinienne, entre autres les isoprostanes
et le thromboxane, ce qui a mené à lusage
efficace de certains inhibiteurs de ces facteurs sur la progression
de la rétinopathie du prématuré. Par
ailleurs, les mécanismes par lesquels ces agents produisent
leurs effets nuisibles sur la circulation rétinienne
demeurent inconnus. Nos études récentes se concentrent
à élucider ces mécanismes afin de protéger
la rétine des nouveaux-nés immatures de la rétinopathie
du prématuré.
Identification des gènes
et protéines
responsables de maladies de la rétine
Lépithélium
pigmentaire rétinien (EPR) joue des rôles essentiels
pour la fonction normale de la rétine dont le plus
important est la phagocytose des photorécepteurs et
leur approvisionnement en nutriments et métabolites.
Il a été démontré qu'un mauvais
fonctionnement de l'EPR, tel un déficit de phagocytose,
peut entraîner la dégénérescence
des photorécepteurs. |

< Modèle proposant linteraction
entre un excès dO2,
des espèces réactives dO2 (ROS), des isoprostanes
et
du thromboxane (TXA2) dans la vasoconstriction
et la vaso-
oblitération
de la rétine immature;
ceux-ci prédisposent à
la néovascu-
larisation et la dysfonction rétinienne.
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Un défaut
dans la digestion des lipides provenant des photorécepteurs
serait responsable dune accumulation de dépôts
lipidiques particulièrement dans la portion basale
de l'EPR dans la dégénéresecence maculaire
liée à lâge. Il est possible que
ces dépôts résultent d'un mauvais fonctionnement
de la machinerie enzymatique dans la dégradation des
phagosomes, tel que les phospholipases A2 qui ont été
récemment clonées par des membres de laxe.
De plus, ces derniers recherchent dautres gènes
exprimés spécifiquement par les cellules de
Müller de la rétine chez des patients souffrant
de rétinopathie diabétique afin de déterminer
sil existe des mutations dans ces gènes.
Évaluations électrodiagnostiques
Différentes
pathologies rétiniennes de nature génétique
ou acquise suite à des atteintes ischémiques
(ex : rétinopathie diabétique et du prématuré)
affectent le fonctionnement des neurones de la rétine
et conséquemment de leurs neurones cibles dans le cerveau.
Des travaux élaborés par des experts dans le
domaine de lélectrophysiologie visuelle ont permis
didentifier les mécanismes impliqués dans
les dysfonctions rétiniennes. Ainsi, il a été
démontré que différents types de rétinites
pigmentaires correspondent à des électrorétinogrammes
de formes particulières. Lajout de lélectrorétinogramme
à lexamen clinique traditionnel, qui consiste
à observer le fond de lil à laide
dun ophtalmoscope, permet de poser un diagnostic plus
précoce et précis, de mieux prédire lévolution
de la maladie et de la traiter plus efficacement. |

< Des dépôts lipidiques entre l'ERP et la
choroïde provoque
une déficience de la machinerie enzymatique lysosomiale
qui mène à la dégénérescence
des photo-récepteurs.
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< Photographies
du fond doeil montrant un pôle postérieur
normal (gauche) et une pigmentation anormale typique
à la RP dans le quadrant supéro-nasal de loeil
droit (droite).
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>Tel que prévu
par lexamen du fond doeil, le champ visuel de
loeil gauche montre la
présence dun scotome annulaire partiel dans la
région supéro-temporale. Les régions
de cécité sont indiquées par les aires
foncées. Des anomalies semblables se retrouvent aussi
à loeil droit.
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Electrorétinogrammes de cônes (colonne A)
et de bâtonnets (colonne B) enregistrés dun
sujet normal (tracés 1: A et B)
et du patient atteint de la RP (tracés 2: A et B).
En règle générale, au début
de la maladie, lERG des
bâtonnets est très réduit (tracé
B-2) alors que celui des cônes lest moins (tracé
A-1). Avec la progression de la maladie,
les deux réponses peuvent être complètement
abolies.
S indique le moment de la stimulation (éclair lumineux).
Lévaluation
électrodiagnostique est aussi utilisée afin
de réaliser des études comparatives du traitement
de linformation effectué par les voies visuelles
chez lhumain normal, amblyope (traumatisme en bas
âge) ou traumatisé crânien (sujet adulte).
En effet, les chercheurs de laxe utilisent le potentiel
évoqué visuel en conjonction avec une mesure
psychophysique, le temps de réaction, pour dapprofondir
nos connaissances sur les systèmes magnocellulaire
et parvocellulaire du cerveau visuel, qui permettent respectivement
la perception du mouvement et de la forme.
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Registre des tumeurs malignes
de lil
Laxe
immuno-oncologie développe un registre des tumeurs
malignes de lil, en particulier sur les
mélanomes, dans le but de supporter la recherche
et détablir des données épidémiologiques.
Aussi, une banque de tissus tumoral et de sérum
a été mise sur pied pour permettre limmunohistopathologie
des tissus, le dosage des GM3 et létude
des lymphocytes intra-tumoraux.
Développement doutils
diagnostiques
Les
métastases hépatiques se développent
dans 20% des cas durant les cinq premières années
et un autre 20% durant les cinq années subséquentes.
Il n'existe actuellement aucun traitement efficace contre
les métastases hépatiques de mélanome.
De nombreuses études rapportent des modifications
et améliorations au traitement de la tumeur oculaire
primitive sans qu'on ait changé le taux d'incidence
des métastases. Le développement d'un
"kit" diagnostique permettant d'identifier
les patients à haut risque de développer
des métastases nous permettra d'entreprendre
des protocoles pour évaluer des traitements prophylactiques
visant à réduire l'incidence des métastases
qui entraînent le décès des patients
porteurs de mélanomes oculaires.
Nous
avons déjà établi une corrélation
avec les lymphocytes intra-tumoraux comme facteur de
risque de métastases. Nous complétons
actuellement cette étude en recherchant une corrélation
entre l'élévation des GM3 à courtes
chaînes et les autres facteurs de risque tels
que les anses vasculaires, le diamètre des nucléoles,
les mitoses, la nécrose tumorale, le nombre des
cellules épithélioides, et des facteurs
histochimiques. A noter est limplication des membre
de laxe dans prospective multicentrique létude
nord-américaine COMS (Collaborative Ocular Melanoma
Study), qui a pour objectif de déterminer le
meilleur traitement pour la vision et la survie des
patients.
Les cytokines dans luvéite
non infectieuse
Les
lymphocytes activés lors de luvéite
non infectieuse relâchent des cytokines qui stimulent
la production d'antigènes de classe II. L'inflammation
oculaire chronique entraîne la destruction tissulaire
et une augmentation de la production antigénique.
Les cytokines jouent un rôle régulateur
important dans la réponse immunitaire et le processus
inflammatoire. L'activation de l'inflammation oculaire
aiguë et chronique est en effet modulée
par la production de cytokines. Les membres de laxe
étudie la production et l'activité des
cytokines via la génétique moléculaire
et l'immunoanalyse, car l'interrelation entre les gènes
exprimés et le système immunitaire est
de toute première importance pour comprendre
la séquence d'événements cellulaires
associés à l'uvéite.
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