La rétine tapisse le fond de l’œil ; elle contient des cellules réceptrices (les cônes et les bâtonnets) qui transforment l’énergie de la lumière en un influx nerveux qui sera par la suite envoyé par le nerf optique vers le cerveau et analysé par le cortex visuel primaire.

L’axe rétine et développement concentre ses activités sur l’étude des désordres menant à la dégénérescence et aux dysfonctions rétiniennes. Plusieurs troubles peuvent en effet affecter le fonctionnement de la rétine : la dégénérescence maculaire liée à l’âge, qui touche 3 à 5% des sujets de 70 ans pour atteindre 10 à 25% des individus à l'âge de 80 ans; la rétinopathie diabétique, qui est la première cause de cécité dans la population d’âge apte au travail; la rétinopathie du prématuré, qui affecte environ 50% des enfants prématurés et est la principale cause de désordres visuels dans cette population.



Les membres de l’axe intègre des travaux allant de la biochimie jusqu'à la thérapeutique, en passant par la physiologie et la pharmacologie. Une première série de travaux cible les gènes, protéines et lipides impliqués dans la pathogenèse de la dégénérescence maculaire, de la rétinite pigmentaire et des rétinopathies ischémiques telles que celles du diabète et du prématuré.


< Rétinopathie diabétique avec traitements au
laser dans la
partie inférieure droite (courtoisie de la Clinique
de l’École d’optométrie
)

D’autres travaux de nature électrophysiologique permettent de cerner les mécanismes dysfonctionnels de la rétine et de ses projections centrales. Les techniques électrophysiologiques sont aussi appliquées pour évaluer la fonction visuelle suite à des dommages cérébraux post-traumatiques. Ces études permettront de mettre au point des méthodes précoces de diagnostic, d’identifier les populations à risque et de développer de nouvelles avenues thérapeutiques.


Le mélanome de l’uvée — et plus précisément le mélanome choroïdien — est la tumeur de l’œil la plus fréquente. Elle cause des métastases dans environ 25 à 30 % des cas après cinq ans. À la différence du mélanome cutané, dont les métastases voyagent par le système lymphatique, les métastases du mélanome uvéal empruntent le système sanguin — l’œil ne possédant pas de système lymphatique — et se dirigent presque toujours au foie. La découverte de métastases hépatiques indique un sombre pronostic puisque aucun traitement n’est efficace.

Les chercheurs de l’axe tentent de mettre au point des méthodes pour détecter les tumeurs les plus agressives, c’est-à-dire celles qui sont susceptibles de donner des métastases. Ces travaux devraient permettre d’identifier les personnes à risque et de mettre au point un traitement préventif des métastases hépatiques. Les membres de l’axe se penchent aussi sur les inflammations de l’uvée d’origine non infectieuse.