Actuellement, quatre grandes causes de déficit visuel affectent les personnes âgées : les cataractes, le glaucome, la rétinotopie diabétique et la dégénérescence maculaire reliée à l’âge. Les déficits visuels peuvent aussi affecter une plus large partie de la population.


Les “4 grandes”: (sens horaire, à partir d'en haut à gauche) cataracte, glaucome, rétinopathie diabétique, dégénérescence maculaire liée à l’âge.

Malgré les importants progrès dans les techniques de chirurgie et dans les traitements médicaux, il subsiste plusieurs questions non résolues quant aux capacités visuelles des patients avant et après ces interventions. Il reste beaucoup à apprendre concernant la vision résiduelle et la réhabilitation. Régulièrement, même suite à l’un de ces traitements, les individus gardent des séquelles qui affectent leur vision. Le défi est de comprendre les aspects sensoriel, perceptuel et psychosocial des déficits visuels afin d’aider les personnes aux prises avec des déficits visuels.


Capacité sensorielle du système
atteint de déficience visuelle

Les personnes atteintes de déficit visuel ont rarement une perte totale de la vision. Notre but est de mesurer les capacités sensorielles. Les applications de la psychophysique nous offrent la possibilité d’étendre nos connaissances des capacités de la vision résiduelle.

Test d’acuité de vernier (haut) et
de sensibilité au contraste (bas).

Habilité sensorielle et réadaptation
suite à la perte de vision

Après avoir mesuré les capacités sensorielles suite à la déficience visuelle, la question suivante est de trouver comment les personnes atteintes peuvent utiliser leur vision résiduelle.
Ceci englobe l’utilisation d’habileté perceptuelle et cognitive afin d’extraire l’information pertinente à la compréhension de l’environnement (figure ci-dessous) ainsi que les défis posés par les contraintes des aides visuelles optiques ou électronique.
Il a été démontré qu’une personne atteinte de déficit visuel peu améliorer l’usage de sa vision résiduelle par l’entraînement et la pratique. Le défi est d’optimiser cet entraînement et d’en quantifier les effets.

L’interprétation (erronée) des stimuli
saillants d’une scène visuelle.

Impact psychosocial de déficience visuelle

Il est connu, que les déficiences visuelles n’affectent pas seulement la personne qui en est atteinte, mais aussi les personnes de son environnement. Les membres de la famille, les amis et le milieu social sont aussi affectés par cet état et peuvent contribuer à l’amélioration du fonctionnement de cette personne. Les personnes atteintes trouvent parfois difficile de parler de leurs déficits. Ces mêmes personnes ont souvent tendance à croire qu’ils sont seuls à faire face à cette situation.
Les présentes études s’intéressent aux effets de la perte de vision sur les membres de leur entourage plus ou moins éloignés. Souvent, la participation de la famille au processus de rééducation améliore la situation, développer des contacts avec d’autres personnes affectées par les mêmes déficits aide à gérer l’anxiété reliée aux dysfonctions visuelles. Ces contacts permettent d’augmenter et d’élargir l’expérience grâce aux expériences individuelles des membres du groupe de soutien. Ceux-ci qui amènent une meilleure compréhension et acceptation face à ses problèmes grandissants dans cette partie de la population.