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Au
cours des dernières années, les techniques d'imagerie
telles que les potentiels évoqués visuels, la
tomographie à émission de positron et limagerie
par résonance magnétique fonctionnelle ont permis
de visualiser des fonctions cérébrales de sujets
humains normaux ou souffrant d'une pathologie cérébrale
lors de tâches de discrimination visuelle.
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< La stimulation visuelle du champ visuel aveugle
dun sujet hémisphérectomisé
provoque lactivation de zones cérébrales
localisées dans les aires visuelles V5, V3 et
V3A de lhémisphère intact.
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Laxe
cerveau et perception a décidé de développer
davantage le secteur de l'imagerie compte tenu de son importante
contribution dans la compréhension des mécanismes
qui sous-tendent les processus visuels normaux et pathologique
chez lhomme. Les divers projets décrits ci-dessous
feront appel à ces techniques modernes dinvestigation
auxquelles viendront sajouter des approches complémentaires
de nature électrophysiologique, psychophysique, pharmacologique,
comportementale, neuro-anatomique et biochimique. |
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Réseau de barre
(1er ordre) qui
est optimal dans
un modèle
linéaire de
champ récepteur (les limites
du champ récepteur sont
superposées). |
Mécanismes neuronaux qui
sous-tendent la perception visuelle
Compte
tenu de limportance du mouvement dans la vie de tous
les jours, les membres de laxe étudient quelles
sont les voies nerveuses et les structures responsables de
l'analyse du mouvement tel que perçu lors de la locomotion.
Lanalyse du flux optique créée lors du
déplacement vers lavant est essentielle au comportement
visuo-moteur normal des individus et par conséquence
à leur autonomie. En plus, les membres de laxe
étudie les mécanismes de deuxième-ordre
qui permettent la perception cohérente du mouvement
des objets qui nous entoure, perception qui nécessite
une intégration dindices locaux au niveau cortical
et sous-cortical. Dautres travaux sont effectués
afin de déterminer la fonction des systèmes
parvo et magnocellulaires chez des sujets normaux et des sujets
atteints de pathologies telles que lamblyopie et le
strabisme.
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Stimulus de
second ordre
qui ne pourra
pas activer
un champ
récepteur
linéaire. |
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Plasticité neuronale, substitution
sensorielle et vision résiduelle
On sait
maintenant que, suite à un traumatisme, le cerveau
visuel peut se réorganiser et permettre ainsi au sujet
cérébrolésé de recouvrer certaines
fonctions sensorielles. Cette plasticité du cerveau
est présente chez lenfant et dans une moindre
mesure chez ladulte. Des travaux sont réalisés
afin de déterminer la nature des neurones et des voies
visuelles qui résistent aux traumatismes et afin dévaluer
limpact des neurotrophines sur la survie des neurones
du cerveau lésé. Les travaux actuels portent
sur les cellules ganglionnaires de la rétine après
la lésion du cortex visuel primaire. Lapproche
neuroanatomique permettra de déterminer laction
des neurotrophines sur le taux de survie des neurones rétiniens,
le type cellulaire de ces derniers et la nature des voies
rétinofuges qui survivent. En parallèle, lapproche
électrophysiologique nous permettra de déterminer
létat fonctionnel de ces neurones et des voies
qui y sont associées. Grâce à ces travaux,
nous seront en mesure didentifier les facteurs neurotrophiques
qui permettent la survie des cellules ganglionnaires de la
rétine et les facteurs favorisant l'établissement
de nouvelles connexions.
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Des
membres de laxe poursuivent leur travaux sur les mécanismes
qui sous-tendent la substitution sensorielle. Ainsi, les chercheurs
de laxe ont récemment démontré
que de jeunes animaux dont le cortex visuel était lésé
à la naissance, donc théoriquement aveugles,
parvenaient néanmoins à se diriger visuellement
dans un labyrinthe à lage adulte. |

< Projections de
la rétine vers le thalamus de hamsters adultes ayant
montré
une substitution sensorielle.
Les micro- photographies vidéos illustrent les projections
rétino-MG (A et
C) et retino-LP
(B et D). |
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Une
manipulation chirurgicale sélective a permis de réorienter
les circuits nerveux partant de la rétine vers le cortex
auditif ! Dautres études chez lhumain ont
montré que les patients aveugles avait une meilleur
capacité à localiser les sons dans lespace.
Il est vraisemblable que le cortex visuel de ces aveugles
intervient dans cette tâche. Ainsi, il est maintenant
clair que les zones du cerveau ne recevant pas leurs messages
normaux sont capables de se réorganiser et de participer
au contrôle dautres fonctions sensorielles. Ces
travaux pourront nous permettre un jour de favoriser lémergence
de nouvelles fonctions dans une région corticale considérée,
à tort, comme étant devenue inactive.
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< Hamster réalisant un test
de discrimination visuelle. |
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< Autre exemple dune activation de lhémisphère
intact après stimulation visuelle du champ visuel
aveugle. |
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Finalement,
les membres poursuivent leur évaluation des fonctions
résiduelles chez des patients cérébrolésés.
Des approches psychophysiques seront utilisées pour
déterminer la nature des fonctions visuelles épargnées
selon lâge, létendue et le site des
lésions corticales. Des études basées
sur limagerie cérébrale sont réalisées
pour déterminer les voies nerveuses impliquées
dans le maintien des fonctions visuelles et les régions
responsables des mouvements oculaires associés à
la vision résiduelle, ainsi que pour documenter les
troubles oculomoteurs associés à certaines lésions
thérapeutiques (ex: patients épileptiques).
Vieillissement normal
et physiopathologique
Lors du
vieillissement, il peut survenir une diminution importante
des capacités visuelles. Ces troubles sensoriels peuvent
réduire considérablement l'autonomie de la personne,
nécessitant alors des interventions et une prise en
charge par l'état et la famille à des coûts
considérables. Il est donc important sinon essentiel
de connaître les mécanismes nerveux fondamentaux
qui sous-tendent le vieillissement normal et physiopathologique
du système visuel (et par extension du cerveau) afin
de permettre le développement d'outils diagnostiques
et de stratégies thérapeutiques appropriés.
La fonction
visuelle des personnes âgées saines est évaluée
en profondeur par des approches psychophysiques et par limagerie
fonctionnelle: la discrimination des formes, couleurs et du
mouvement (particulièrement le flux optique puisque
la locomotion est un facteur important dautonomie) sont
étudiées. En parallèle, la fonction visuelle
de patients atteints de certaines pathologies est étudiée,
en particulier, celles provoquant des dysfonctions attentionnelles
et de la négligence visuelle. Les résultats
de ces travaux nous permettront de développer des outils
pour lapprentissage visuel et la réhabilitation
comportementale des fonctions visuelles. |
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Finalement,
des travaux sont réalisés afin de déterminer
le rôle des neurotransmetteurs et neuromodulateurs dans
la fonction visuelle et leur impact dans les déficits
sensoriels associés aux maladie dégénératives
telles que la maladie de Parkinson et la maladie dAlzheimer.
Compte tenu du vieillissement de la population, lincidence
des maladies neurodégénératives augmente
et il est essentiel de déterminer les mécanismes
qui provoquent les pertes sensorielles observées chez
ces patients afin de pouvoir développer des outils
thérapeutiques permettant daméliorer leur
qualité de vie.
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< Le système visuel peut être étudié
par des techniques neuro-anatomique et électro physiologique.
Cette photo
montre des
cellules amacrines dopaminergiques de la rétine. Un
potentiel daction, cest-à-dire une impulsion
électrique émise par un neurone,
est superposé. |